Chroniques new-yorkaises, 2018

Par Emilie Julie Renault

Un mois de Janvier à New-York: neige fraiche, expositions enivrantes et découvertes amusantes. 

Laura Owens au Whitney museum, David Hockney au MET, Sylvie Fleury at Salon 94, Edward Munch au MET Breuer and Dia Beacon &  Storm King Art Center, Upstate NY.

 

J’adore, j’adore la neige à New York – la ville s’apparente à un village enchanté. C’est encore plus beau upstate NY.
A partir du mois d’avril, tous les visiteurs se précipitent pour visiter Storm King sous le soleil radieux – je trouve que ce lieu enneigé est d’autant plus magique. Les deux Alexander (Alexander Calder & Alexander Liberman) , nous font rêver avec leurs superbes formes monumentales.

Storm King Art Center
1 Museum Road
New Windsor, NY 12553
Storm King will be open for select Winter Weekends.

 

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Art & Fun, c’est lors de la soirée du Guggenheim que je m’amuse au sein de l’exposition Art and China after 1989. Ces photographies d’Ai WeiWei, Dropping a Han Dynasty Urn, illustrent la critique permanente de l’artiste envers son pays d’origine. Ces oeuvres font partie d’une série d’autoportraits créés en 1995.

 

 

 

 

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Exposition Sylvie Fleury @salon94

Blush, fares a paupières, je suis éblouie par ces palettes colorées
Pourtant je suis make-up less – j’opte habituellement pour le nude.
L’artistes joue ici avec ces multiples palettes ; double sens du terme.
J’aime toutes ces tonalités, ces paillettes, ces accessoires du quotidien d’une ‘Lady » 💄C’est un réel Teint-tamarre de couleurs!

 

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Que se trouve derrière cette fenêtre enneigée ? Pas ce que mon imagination laisserait supposer. L’art d’Edward Munch est dérangeant souvent troublant. Les thèmes abordés sont loin d’être les plus attrayants – sickness & death. Le peintre utilise une palette lugubre; l’association des couleurs ainsi que le toucher fait de superpositions, participent à l’agressivité de ces œuvres.
L’exposition s’ouvre sur une dizaine d’autoportraits, tous plus incommodants les uns que les autres. C’est presque un cri d’horreur que j’ai envie d’émettre! Ces toiles provoquent en moi, un certain malaise. Je m’efforce de les regarder – bien que je cherche un échappatoire. J’essaye alors de trouver une lueur de beauté dans les fonds et dans les détails. C’est amusant comme je tente de déceler de l’abstraction dans la figuration.
Espérons que je ne prenne pas la fâcheuse habitude d’encadrer ainsi mes pièces préférées.
Le seul tableau dans lequel je trouve un peu de magie est « starry night » – j’aime les couleurs et l’idée de ce ciel étoilé, thème évidement connu grâce à Vincent Van Gogh. Oublions les maisons hantées, les grimaces exagérées, les courbes aggravées, les jeunes filles fébriles et les visages déformés mais regardons les détails les plus gais!
Moralité de l’histoire, je ne suis définitivement pas une fan d’Edward Munch – rather stay between the clock and the bed

MET BREUER
945 Madison Ave,
New York, NY 10021

Jusqu’au 4 Février

 

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Today, I’m on a mission, a 356 mission. For the one who knows, you’ll understand what is this 356 mission. Preview of #LauraOwens at the @whitneymuseum Je suis subjuguée par la puissance des oeuvres de cette artiste incroyable. C’est surprenant, face à ces dernières si frappantes et si touchantes, je suis envahie par un apaisement étrange. Ce matin, j’ai passé plus de deux heures et demie au 5ème étage de ce musée. Je contemplais chaque détail de cette exposition, je suis frappée par l’importance des détails: les banquettes sont décorées de petits symboles, difficilement perceptibles, propres au champ lexical de l’artiste. J’aime sa faculté de raconter une histoire de toutes ses oeuvres. J’aime la transparence de son identité. Je découvre son univers pas à pas, un univers magique, coloré, enfantin doté d’une naïveté touchante, apaisante, envahissante. J’aime le Beau, tout est beau. La disposition des oeuvres intègre le spectateur dans cet univers particulier. Certaines toiles, accrochées tout en haut des panneaux, sont dotées de mécanismes divers. Elles prennent vie et donnent naissance à un sentiment indescriptible. Le language est limité, mes émotions sont difficilement exprimables sur le papier. Ce que je vis aujourd’hui ne connait pas de comparatif dans la langue française. Le catalogue de l’exposition est formidable, on y découvre la correspondance de Laura avec d’autres artistes. L’art est aussi une aventure humaine, faite de rencontres, de discussions et de partages d’émotions. Les diverses anecdotes m’amusent et me permettent de rentrer un peu dans l’intime de l’artiste, dans son histoire. J’adore ce rafraichissement que nous offre l’artiste- un rafraîchissement digne de sa feuille de menthe; sa douceur est comparable à celle de son cinnamon bun. Néanmoins, je vis une frustration énorme; c’est fou le temps que nécessite la contemplation, la compréhension. J’aime la plupart des symboles que l’artiste explore, ils réveillent tous quelque chose en moi. Le symbole de l’abeille m’a toujours passionné, elle fait partie de mon imaginaire. L’abeille butine et fait son miel, c’est un peu ce que je tente de faire au fil de mes découvertes.

The Whitney Museum of American Art
99 Gansevoort St,
New York, NY 10014
Jusqu’au 4 Février

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A day in Dia – j’adore cet endroit. Je ne me lasserai jamais de contempler ce Dan Flavin monumental semblable à celui de la chambre de Donald Judd sur Greene Street. Je suis éblouie par tous ces néons … qui me rappellent mon merveilleux voyages à Marfa, Texas.
Je ne connaissais pas les Chevrolets de Walter de Maria, incroyable!
L’installation des œuvres François Morellet « No End Neon » (1990/2017) nous transporte dans un autre monde; j’aime ces petites touches de lumière qui s’apparentent à des lucioles enchantées. Cette exposition est en partie organisée par la Galerie Kamel Menour et « the Morellet Estate ». Évidemment, je suis frappée par Maman, de Louise Bourgeois. @diaartfoundation est un concentré d’oeuvres très connues, souvent très photographiées – mais peu importe, I Love Dia Beacon 🍌💖

Dia Beacon
3 Beekman St, Beacon,
NY 12508

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David Hockney at the MET.

Me voici à nouveau immergée dans un bain d’eau fraîche – la tête sous l’eau je nage, je crawl à toute vitesse afin de découvrir les oeuvres colorées de Monsieur Hockney.

Je suis éblouie par ce beau soleil californien. Petit poisson que je suis, frétille d’émotions face à tout ces bassins.

J’avais 17 ans quand je découvrais pour la première fois les œuvres de David Hockney – c’était à la Fondation Saint Laurent pour une exposition relativement avant gardiste : fleurs fraîches dessins sur iPhone and iPad. Je me souviens avoir été frappée par la vivacité de ces dessins délicatement composés sur ces écrans. Après cette visite, j’étais si enthousiaste que je rentrais avenue de New York en sautant à cloche pied.

Revenons à l’exposition du MET – une bulle d’oxygène dans cette froideur New Yorkaise. C’est à la mode, rafraîchissant, très LA – j’aime la lumière dans laquelle nous sommes baignés, ces branches de palmier, cette présence continue d’H2o. Je m’amuse à regarder les détails qui se perdent dans ces grands formats extrêmement construits et bariolés.

J’y vois un chat, des fleurs, un téléphone, une coupe de fruits, des livres, un épi de maïs . Cette multitude d’objets n’est pas nécessairement significative; ils sont beaux, bien dessinés, vivants et distrayants. On y voit un vieillard, un homme un peu grassouillet, une scène religieuse, un totem indien – Il y a de tout.

Le peintre joue avec une multitude de symboles, de clins d’oeil – on pourrait presque croire qu’il s’amuse à tester notre sens de l’observation, notre créativité – ce degré de vivacité, cette façon d’être attentif, légèrement naïf, qui nous anime tous d’une façon plus ou moins habile. Plus je regarde ces tableaux, plus j’ai envie de les contempler, de les capter, des les vivre. Je suis captivée.

Ma visite ne pouvait pas mieux se terminer qu’en écoutant Monsieur David Hockney. C’est une exposition fantastique, fraîche et ensoleillée.

The MET
1000 5th Ave,
New York, NY 10028
Jusqu’au 25 Février

Situé dans le même bâtiment que le célébre magasin de décoration ABC Carpets, Abc V, c’est la version vegan de l’orignal ABC de Jean-George. On y dévore des carpaccio de betteraves, toutes sortes de « bowl » au fameux peanut butter et des pancakes gluten et lactose free & Avocado Toast. C’est ludique et rafraîchissant.

ABCV
38 E 19th St,
New York, NY 10003

Emilie Julie-Renault

 

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