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Des expositions art & culture sous le signe de la DÉCOUVERTE.

À VOIR ET À SAVOIR . The gaze vous propose une sélection d’événements artistiques sous le signe de la DÉCOUVERTE ! Artistes étrangers majeurs à connaitre , expositions initiatiques , « breaking news » dans le monde de l’art etc.. suivez-nous dans ce parcours, hors des sentiers battus.

Au programme: deux grands maitres finlandais mis à l’honneur à Paris, les photographies méditatives de Matthieu Ricard à la Grande Arche de La Défense, Marcel Proust, du côté de la mère au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme et l’ouverture du nouveau Musée Lee Ufan à Arles .

Deux maîtres Finlandais mis à l’honneur à Paris

Albert Edelfelt (1854-1905), Lumières de Finlande, au Petit Palais

Albert Edelfelt au Petit Palais, détails « Enfants au bord de l’eau », Musée de l’Ateneum(Helsinki)

De son temps, il a été « le plus parisien des Finlandais et le plus finlandais des Parisiens ». Arrivé à Paris en 1874, Albert Edelfelt y a étudié la « peinture d’histoire » avec Jean-Léon Gérôme puis s’est adonné à l’art du portrait auprès de Jules Bastien-Lepage. À cette époque , il jouit d’un grand succès en France grâce au remarquable portrait qu’il fit de Louis Pasteur, en 1886. Il rentre ensuite dans son pays, en 1891, évoluant vers une démarche patriotique et des représentations d’un genre nouveau, le pleinairisme

Détail de « Petite fille tricotant une chaussette » (1886) Fondation des Courtesy Beaux-Arts Gösta Serlachius (Mänttä)

Le petit palais offre à Albert Edelfelt sa première monographie en France. Il nous fait découvrir les oeuvres de ce grand artiste, tombé dans l’oubli au fil du temps, à travers un ensemble exceptionnel d’une centaine de peintures . Son style classique démontre une virtuosité qui force l’admiration, tandis que les saisissants tableaux lumineux de sa terre natale sont empreints d’une grande émotion.

Commissaires d’exposition: Anne-Charlotte Cathelineau , Dr. Anne-Maria Pennonen et Dr. Hanne Selkokari

Petit Palais, Paris, jusqu’au 10 juillet 2022

Gallen-Kallela (1865-1931), Mythes et nature, au Musée Jacquemart-André

Le pinceau du grand maître finlandais révèle toute la magie des paysages du Nord. Ses forêts denses, ses lacs parsemés de givre dans lesquels se reflète une nature mystérieuse, sont un hymne à leur beauté éclatante . Le musée Jacquemart-André , à travers 70 oeuvres de Akseli Gallen -Kallela , montre tout le talent et la modernité du maitre du symbolisme Finlandais.

Akseli Gallen-Kallela, Le Lac Keitele (détail), 1905, © Copyright The National Gallery, London 2021 / Akseli Gallen-Kallela

Gallen-Kallela est déjà bien connu des Français, notamment grâce à la grande rétrospective que lui a consacré le Centre Pompidou en 2012. Toutefois, cette nouvelle exposition, met l’accent sur sa représentation puissante ,mythologique de la nature et de sa relation avec l’homme.

Commissaires d’exposition: Laura Gutman et Pierre Curie

Musée Jacquemart-André, Paris, jusqu’au 25 Juillet 2022.

Matthieu Ricard, Hymne à La Beauté, Grande Arche de la Défense

Un peu de spiritualité et d’humanisme dans ce monde chaotique…

Matthieu Ricard, Hymne à la Beauté ©Matthieu Ricard

Il est des destins hors du commun, frappés par une révélation qui s’impose en évidence et change subitement le cours de la vie. C’est le cas de celui de Matthieu Ricard (né en 1946). L’essayiste, photographe et scientifique, a décidé de tout quitter à l’âge de 26 ans pour devenir moine bouddhiste dans l’Himalaya . Résident dans le monastère de Shéchèn au Népal depuis plus de 70 ans, il s’adonne à la méditation, suit les enseignements de grands maitres spirituels et devient, en 1989, le traducteur et photographe du dalaï-lama.

L’exposition Hymne à la beauté, dédiée aux photographies de Ricard , dévoile 151 oeuvres de grand format, qui s’attachent à montrer « la beauté ultime« , celle dont l’effet bienfaisant perdure au fond de nous. Ses magnifiques images retracent ses rencontres avec des maitres spirituels, des scènes de vie dans les monastères, les paysages magiques et sauvages de ses voyages .

Matthieu Ricard, Hymne à la Beauté ©Matthieu Ricard

Après m’être établi dans l’Himalaya, en 1972, j’ai photographié mes maîtres spirituels et leur monde dans lequel ils évoluaient. Mon but était de partager la splendeur, la force et la profondeur de leur univers. Je souhaite utiliser la photographie comme une source d’espoir, pour redonner confiance dans la nature humaine et raviver notre émerveillement devant les splendeurs la nature. Matthieu Ricard.

« Se relaxer , respirer, méditer« , c’est ce qui est écrit sur les étiquettes de l’exposition; elle nous invite à prendre place sur de grands poufs pour marquer une pause, une « respiration », tout en contemplant ces belles photographies. Pour le moine-artiste, ses oeuvres sont aussi une manière d’exprimer son engagement écologique et nous encourager à agir contre la dégradation environnementale.

« La vie spirituelle de Matthieu et son appareil photo ne font qu’un, de là surgissent ces images fugitives et éternelles. » Henri Cartier-Bresson

Grande Arche de La Défense,Paris jusqu’au 30 novembre 2022

Marcel Proust, Du côté de la mère, Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.

A l’occasion du centenaire de sa mort et pour la première fois en France, cette exposition présente l’écrivain, sous le prisme inédit de sa judéité. Aspect fondateur dans la personnalité et l’oeuvre de Marcel Proust (1871-1922), pourtant méconnu du grand public.

La présentation du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme propose un riche parcours autour de 230 peintures, dessins, ouvrages et documents. Le visiteur y admirera des oeuvres magnifiques de Monet, Rodin, Bonnard etc…, ainsi que des épreuves corrigées de la main de Marcel Proust . Y seront abordés les liens de Proust avec sa famille maternelle – les Weil-, mais aussi son engagement lors de l’affaire Dreyfus, ses relations sociales, la question de la mémoire, sujet fondateur de À la recherche du temps perdu et de l’identité juive , les personnages israélites dans son oeuvre ainsi que le dynamisme de la société intellectuelle et artistique juive très intégrée dans la France du XIXe et qui participa activement à l’avènement de la modernité. Elle souligne également le moment déterminant dans la vie de l’écrivain; celui du décès de sa mère, en 1905, où Proust décide de commencer son titanesque et fascinant À la recherche du temps perdu , sur lequel il travaillera jusqu’à sa mort.

Commissaire d’exposition: Isabelle Cahn / conseiller scientifique : Antoine Compagnon, qui a publié Proust du côté Juif, Editions Gallimard .

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, jusqu’au 25 Aout 2022

LE SAVIEZ-VOUS?

Ouverture d’un nouveau Musée dédié à Lee Ufan à Arles

Lee Ufan avec ses sculptures dans son nouveau Musée à Arles photo©CLEMENT MAHOUDEAU/AFP

Entre l’artiste sud-coréen et Arles, il y a une grande histoire d’amour. Lee Ufan y a déjà exposé, avant même sa présentation au Château de Versailles de 2014, et y a publié en 2012, sa première monographie, éditée par Actes Sud .

Le 15 Avril dernier, Lee Ufan a ouvert sa nouvelle fondation au coeur de l’Hôtel Vernon, hôtel particulier bâti entre le XVIe et le XVIIIe siècle dans les vieux quartiers arlésiens.

« Ici, on n’est pas en Asie, ni au Japon ni en Corée. Cet endroit est riche en Histoire depuis l’empire romain. C’est la confrontation, la résonance entre cette Histoire et mes œuvres dont j’attends beaucoup en ce lieu », a expliqué l’artiste.

Pour l’aménagement de l’espace il a fait appel , une nouvelle fois, à l’architecte Tadao Ando . Ce lieu d’exposition de 1350 m2 est réparti sur trois étages. Le rez-de-chaussée et le premier étage, ouverts au public, accueillent les sculptures et les peintures du grand maître, tandis que le second étage présentera des expositions temporaires. Le sous -sol, lui, n’est pas ouvert au public, il est le lieu secret de l’artiste qui, a écrit sur un de ces murs un poème de sa composition .

 » Au fond d’Arles se trouve une histoire, au fond de l’histoire se trouve une image, au fond de l’image se trouve l’inconnu« . Lee Ufan

L’ouverture de ce nouveau musée, par un des plus grands artistes de notre époque, confirme le dynamisme artistique et culturel d’Arles. Il vient ajouter une dimension nouvelle à ce lieu déjà célèbre pour ses « rencontres photographiques » et pour la fondation Luma qui a y élevé une tour spectaculaire, créée par Frank Gehry.

Caroline d’Esneval

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