- Le Grand Dauphin (1661-1711), fils de roi, père de roi et jamais roi
The gaze of AUDE LANGLOIS-MEURINNE CHARQUET Cinquante ans durant, « Monseigneur » était destiné à devenir roi, appelé à succéder à son père Louis XIV. Le fils aîné du roi Soleil incarnait la continuité dynastique, principe fondamental de la monarchie absolue. Son éducation, son mariage, sa descendance étaient orientés vers cet objectif. Mais aussi… sa place à la cour, ses divertissements et ses fabuleuses collections artistiques participaient également de ce statut si particulier d’héritier du trône du royaume le plus puissant d’Europe. C’est ce que démontre l’exposition d’envergure qui lui est actuellement consacrée au château de Versailles, la première dédiée à ce personnage méconnu, réunissant des prêts exceptionnels venus d’Espagne, du Louvre, de la BnF… : magnifiques portraits royaux, meubles et objets précieux. Le Grand Dauphin fut longtemps maltraité par la postérité, marquée par une formule célèbre du Duc de Saint Simon, souvent acerbe envers ses contemporains : « fils de roi, père de roi et jamais roi », un prince « sans conviction, sans goût ni vice ». Cette sentence lapidaire l’a voué à l’oubli peu après sa mort en 1711. Oublié surtout pour n’avoir jamais régné. Les mémorialistes révèlent un homme réservé et effacé, collectionneur brillant, mécène éclairé enclin au bonheur tranquille et non au spectacle et à la mise en scène. Il était profondément attaché à ne jamais faire d’ombre à son père, Louis XIV, qui monopolisa à lui seul le pouvoir et la gloire.
- Art Genève 2026
Quatorze ans déjà ! Plus que jamais, l’édition 2026 d’Art Genève confirme l’attrait de ce rendez-vous couru par les amateurs d’art et les galeries internationales. La qualité de l’offre est toujours au rendez-vous, riche, variée, exigeante. Ce qui la rend unique? Un salon à taille humaine, une part belle faite aux galerie suisses (plus d’un tiers des exposants) ainsi qu’aux institutions artistiques. C’est un vrai bonheur d’arpenter ses allées, on s’y croise, échange librement et s’attarde sur les stands, loin de la frénésie des grandes foires. Suivez-moi pour une promenade arty, entre œuvres iconiques et pépites qui surgissent là où on ne les attend pas ! La végétation poétique et colorée de Sam Falls, qui m’avait tant séduite sur la fresque d’Unlimited 2024, se décline ici en trois tableaux (Eva Presenhuber, B30). Juste en face, chez Skopia, je me plonge dans les paysages lacustres de Thomas Huber, aux nuances de bleu irrésistibles.
- Semaine parisienne du design
PAR VALERIE PINEAU-VALENCIENNE & FLORENCE BRIAT SOULIE
- Forêt primaire
PAR BENOÎT GAUSSERON
- Jacques-Louis David, un artiste au service de la transformation de la société et du monde.
PAR BRUNO SOULIÉ