New-York must see by a parisienne

Les New-York « must see » by a Parisienne.

New-York is always booming ! Entre les galeries, les foires et les musées, l’art est partout sous nos yeux ! Même les bars deviennent des lieux d’expositions. On s’amuse à admirer les oeuvres de Josh Smith chez Paul’s Baby Grand (Tribeca) ou encore l’impressionnante collection de Damien Hirst au Rose Bar (Gramercy Park).

Petit tour subjectif de galeries, expositions et bars arty de la « Big Apple »:

  • Armleder à la Galerie Almine Rech – New-York

C’est la deuxième exposition de cette Galerie fraîchement inaugurée. Y est présenté, l’Artiste John Armleder sous le commissariat de Nicolas Trembley. C’est une installation quelque peu fanée, des œuvres très colorées, des pièces de mobilier …. et un wall painting immaculé! Tulipes, pivoines, roses … l’étalage de fleurs semble au complet. Installation surprenante, installation amusante – ces amas colorés invitent à la contemplation.

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Armleder : Shishito Peppers, 2016, Acrylic on canvas, lacquer sprayed composite board, living flowers, metal buckets, 233,68×731,52x 121,92cm.

Je m’amuse à regarder ces bouquets installés aléatoirement tel un étal de rue. Les fleurs se détachent de l’espace blanc qui les contient. Ces touches vivantes sont porteuses de sens – bien qu’elles puissent surprendre. En effet, où se situe l’art aujourd’hui?  Ma récente visite au musée du Luxembourg pour l’exposition Fantin-Latour, à Fleur De peau, accentue ces questionnements face à l’art contemporain. Je ne suis pas réticente à ces nouvelles formes artistiques. Elles ouvrent de nombreux débats, tel, dans la cas présent, celui de la conservation. Le remplacement des fleurs est- il vraiment conforme à la volonté initiale de l’artiste ? Faut-il laisser le temps agir sur ces fleurs aux milles couleurs ? L’avantage est qu’un dialogue peut s’instaurer avec l’artiste au regard de l’avenir et de la plus ou moins longue vie de l’œuvre.

Plus loin, j’admire les couleurs et le dynamisme des toiles récentes d’Armleder. Particulièrement  Haejangguk et Tablespoon.

John Armleder : Tablespoon, 2016, mixed media on canvas, 215x150x5cm

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John Armleder : Haejangguk, 2016, mixed media on canvas, 150x215x8cm

Contrastes, lignes droites qui s’opposent à des formes aléatoires, à ces paillettes parsemées, à ces paillettes en masse.

Je m’arrête ensuite devant la série de dessins datant des années 60. Il est intéressant de tenter de comprendre l’évolution de l’artiste selon les différentes périodes de son travail. Co-fondateur du groupe Ecart à Genève en 1969, Armelder est un artiste Suisse qui me fascine. Son travail s’inspire de la musique de John Cage et de l’oeuvre de Marcel Duchamp.

Almine Rech- 39 E 78th St, New York (btw Madison and Park), NY 10075

 

  • Marisa Merz – The Sky is a Great Space at the MET BREUER

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Le ciel est un formidable espace ! Deuxième exposition d’un artiste vivant au MET Breuer. C’est dans l’univers très particulier de Marisa Merz que nous sommes invités. Alternance dans les matières, présence de fil de cuivre, de laiton, de peintures et d’installations monumentales : cette exposition nous interpelle. Elle est surprenante.
Face à ces oeuvre, je m’imagine un jeu de morpion dans un quadrillage rosé. Je me compose une mélodie dans cette portée bien tracée. Les notes se succèdent, les fausses notes s’alternent aussi. Je suis intriguée. Je trouve ce travail dur,  peu poétique mais touchant.

C’est l’art d’une maman, des créations faites en honneur de sa fille, des oeuvres paraitrait-il, parfois créées dans sa cuisine, dans son salon. Ce qui caractérise Marisa Merz est la réelle interaction entre la vie et l’Art. En effet, l’Art est la vie. La vie est l’Art.

 

Merz entreprend une démarche assez novatrice pour l’époque, en décidant de n’exposer qu’aux grandes manifestations artistiques internationales comme la Documenta 9 de Kassel en 1992. En 2013, Marisa Merz reçoit le Lion d’or de la 55 ème Biennale de Venise. Dès 1972, elle participe assidument à la Biennale de Venise (36ème Biennale). Figure de l’Arte povera, seule figure féminine, Marisa Merz s’en distingue légèrement en utilisant des élément non conventionnels, comme l’aluminium, le cuivre et le nylon, la craie, la laine et la cire.
Le parcours visuel nous offre différents type de créations, on y voit un miroir presque brisé, des oeuvres de petite dimension, des oeuvres minutieuses. Les peintures me rappellent celle d’Aloïs Corbaz (figure emblématique de l’art brut), certaines sculptures m’effraient.

Je suis surprise et heureuse de voir des oeuvres provenant du Kunstmuseum de Wintertur. En effet, cette superbe institution lui a consacré une exposition en 2003.

Le choix de cette artiste au Met Breuer n’est pas anodin. En effet quelques jours après la marche de la femme, elle vient de célébrer de nouveau le talent  féminin ; l’exposition de Marisa Merz succède à celle consacrée à Diane Arbus et à Cornelia Parker.

Untitled, 1976, Copper, Wire, nails, canvas
Marisa Merz Cortesy of the artist and Fondazione Merz

Untitled (Stave), 1993, Copper, Wire, gold leaf, clay, steel, Museum of Modern Art, New-York, Marcia Riklis Fund, 1994

The Met Breuer – 945 Madison Ave, New York, NY 10021- JANUARY 24–MAY 7, 2017

 

  • STREET ART MANKIND – SAM (501(c)(3) charity 

 

Une vente aux enchères de Street Art pour lutter contre l’esclavage infantile. Un très triste constat pour une belle cause.

C’était il y’a une semaine déjà ! Lors de la ventes aux enchères plusieurs street-artist on fait des performances live à Alliance Française (initiative soutenu par l’ONU).

Ces expositions itinérantes illustrent l’horreur que vivent certains enfants dans le monde. Chaque oeuvre tente de représenter l’histoire poignante et réelle d’enfants esclaves.

L’exposition sera à Miami (Little River Miami) du 10 au 20 Février

 

  • PAINTING PAINTINGS (DAVID REED) 1975  et Picasso chez Gagosian

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CURATED BY KATY SIEGEL AND CHRISTOPHER WOOL

C.O.U.P D.E C.O.E.U.R

Ce sont ces ondulations, ces courbes, ces traits épais d’une profonde noirceur qui me plaisent. Je suis profondément touchée par les toiles de Bernar Venet, Lee Bae et les tags d’Anne-Lise Coste. Je me rends compte, au fil de mes visites, que je suis souvent attirée par la même esthétique. J’établis des liens entre les œuvres que je rencontre plus ou moins par hasard.

C’est par pur hasard hier que je découvre avec émotion cette œuvre de Christopher Wool à la Gagosian de Madison. Grand coup de coeur pour moi!

Toujours à la Gagosian de Madisson, une exposition à ne pas manquer: Picasso’s Picasso

 

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Picasso’s Picassos -L’exposition à voir absolument !

Cette exposition est un rassemblement de chefs-d’oeuvres de la collection de Maya Ruiz-Picasso. Commissaire de l’exposition Diana Widmaier Picasso.

Jusqu’au 18 février seulement !! 

Gagosian – MADISON AVENUE, NEW YORK 

  • Winter Antiques Show à L’Armory.

img_4139Après TEFAF New-York, The Salon, on court au Winter Antiques Show à L’Armory.

C’est avec surprise que je découvre cette magnifique Galerie : La Galerie Lebreton de San Francisco.

Cui-cui Cui-cui-cui-cui 🐦🐦🐦🐦🐦. Quels magnifiques bougeoirs Pigeons de François-Xavier Lalanne ! J’ai toujours été très sensible à la poésie de ce couple. Leur univers animalier est d’une grande douceur. Le stand de la Galerie Lebreton demeure mon coup de coeur de cette visite au Winter antiques show Armory ,on Park Avenue. J’admire La pomme bouche de Claude Lalanne et surtout une superbe paire d’appliques en bronze nickelé de Felix Agostini de 1968-69.
Chaque élément décoratif trouve parfaitement sa place dans ce salon.

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Après les nourritures spirituelles, quelques bonnes adresses gourmandes sont le bienvenue!!

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Pour le meilleur burger de New York: J.G Melon! J’aime l’authenticité de cet endroit uniquement décoré de bibelots sur le thème de la pastèque. En effet, le jeu de mot est facile;  Monsieur Melon, ou Watermelon semble avoir trouvé sa signature. Le mieux est de s’asseoir au bar et de regarder l’agitation new-yorkaise. J’aime le bruit de cette caisse ancienne, qui ne fait que s’ouvrir et se fermer ! Normal, it’s cash only !

 

J.G Melon – 1291 3rd Ave, New York

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Pour les gourmands n2 EAT c’est le deli de l’UPPER EAST SIDE : Take out or stay in, les deux sont supers ! Tout est simple et bon, on aime cette ambiance relativement calme. On s’amuse a regarder les passants sur Madison Avenue. On adore la boutique mitoyenne : E.A.T. Gift Shop.

E.A.T by Eli ZABAR – 1064 Madison Avenue.

 

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Le bar Arty par excellence:  Paul’s baby Grand (Tribeca). C’est un peu le Castel New Yorkais.  On adore les dessins d’Andre sur les murs mais surtout les nombreuses toiles de Josh Smith.

Pictures are not allowed: Petite infraction juste pour les lecteurs de The Gaze of parisienne. Vous comprendrez le cadrage !

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Stay Tuned  – A très vite pour un nouveau  « New-York  Must See by a Parisienne »  !

Emilie-Julie Renault

Une réflexion sur “New-York must see by a parisienne

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