Frieze London 2019

A l’heure de la « Frieze week », Londres pullule d’événements artistiques. L’excitation fébrile est sensible, exit le flegme Britannique! Collectionneurs et amateurs, baskets aux pieds, arpentent les rues au pas de course, avides de découvertes et d’émerveillements, devant la créativité inépuisable de la scène artistique contemporaine. En point d’orgue de mes journées Londoniennes: la Frieze, incontournable, Antony Gormley à la Royale Academy et Elizabeth Peyton à la Nationale Portrait Gallery.

Frieze 2019: Couleurs et dynamisme

En réaction à l’ambiance morose du Brexit, la Foire Internationale d’art contemporain Londonienne se veut haute en couleurs, gaie, brillante!

Donna Huanca solo show ©thegazeofaparisienne

La Frieze s’ouvre dans une harmonie lumineuse de bleus et de jaunes, avec le solo show de Donna Huanca à la Simon Lee Gallery. J’ai l’impression de me trouver dans un paradis, lové entre ciel et nuages immaculés. Les oeuvres de l’artiste Bolivienne sont créées à partir de performances où des personnages peints, évoluant dans le lieu, imprègnent les toiles de leurs mouvements. J’aime particulièrement ce paravant sculpté, jouant l’alternance d’espaces vides et pleins.

Alex Katz ©thegazeofaparisienne

Les plus belles plantes de la Frieze! Même lorsqu’il s’agit de fleurs, le style d’Alex Katz est identifiable entre tous. C’est sans doute à cela que l’on reconnait les grands artistes. J’adore ses couleurs acidulées et son trait d’une grande fraicheur qui créent une atmosphère si singulière.

Quelle finesse! Je découvre, dans la galerie Hyundai, l’artiste Coréenne Minjung Kim. Ses compositions subtiles jouent avec des assemblages de papiers mulberry hanji . Elles sont saisissantes de délicatesse et de grâce.

Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne
Minjung Kim Order-Impulse

Comme un hommage à Rothko, une imposante oeuvre d’Idris Khan frappe par son bleu intense. Connu au départ pour ses oeuvres en Noir et Blanc, l’artiste s’est intéressé récemment à la couleur, et en particulier le Bleu. Pour lui, cette couleur « a un effet immédiat sur l’émotion ». En s’approchant du tableau, on retrouve son travail d’écriture où les lettres se superposent en différentes strates, créant ce rythme vibrant qui fait sa signature.

Idris Khan

Miroir, miroir… ! Song Dong présente à la Pace une construction graphique, colorée, aux reflets chatoyants. J’avais déjà admiré sa monumentale installation, toute en lumières et reflets, à Art Basel Unlimited en 2018. … magique!

Song Dong Usefulness of usefulness Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne

Jeux de miroirs encore, avec une oeuvre d’Olafur Eliasson aux courbes arrondies, qui se métamorphose selon les tenues des visiteurs. (galerie Tanya Bonakdar). L’artiste Danois, une fois de plus, joue avec nos perceptions.

Olafur Eliasson , ©thegazeofaparisienne.com

Un Esprit pop très seventies. Loie Hollowell présente une création abstraite, sensuelle très séduisante à la Pace. J’adore l’aspect métallique bleuté qui contraste avec le fond Brun.

Une oeuvre Moderne de Hedda Sterne m’attire. Il se dégage quelque chose d’énigmatique et d’ensorcelant des ces formes courbes ressemblant à des yeux, qui nous fixent. Hedda Sterne est une figure majeure de l’expressionnisme abstrait Américain. Elle fut la seule femme au milieu des autres peintres de ce grand mouvement artistique, à figurer dans la célèbre photo du magazine Life en 1951…(Victoria Mirò)

Côté dessins…. Je retrouve, avec un immense bonheur, les créations de William Kentridge– artiste que j’aime passionnément depuis plusieurs années- à la galerie Marian Goodman. Plus loin, un dessin de Charles Avery « Hunter and dog with cloudburst » dégage une émotion très particulière. (Grimm gallery).

Charles Avery, Hunter and dog with cloudburst

Un peu de magie... A la Frith Street Gallery, Cornelia Parker fait voler les objets d’un tableau posé sur le chevalet. Comme une scène sortie de Mary Poppins, par un coup de baguette magique, trophées, miroirs s’animent et la toile prend vie!

Cornelia Parker , Falling Façade

Trois petits tours et puis s’en vont … direction la Royal Academy.

Antony Gormley, exposition hors-norme à la Royal Academy

Lost Horizon

Cet artiste n’en finit pas de m’éblouir par la sensibilité de son travail, l’émotion qui s’en dégage, l’intelligence et la rigueur de ses oeuvres. Gormley sculpte le corps humain. Pour lui, c’est le lieu des sensations, des expériences, du ressenti, de la conscience et de l’imagination, qu’il nous faut apprendre à redécouvrir et à « habiter ».

Iron Baby 1999

L’émotion me saisit dès la cour d’entrée, où un tout petit nouveau- né est posé à même le sol dans une position foetale. Il est fait de fer solide, le même que celui qui constitue le coeur de la terre. Pourtant il a l’air si fragile, si minuscule dans ce monde immense et dur comme le pavé sur lequel il git.

Subject

Puis ce sont ses sculptures géométriques de silhouettes d’hommes. L’un debout, adossé au mur comme pour ne pas perdre pied, l’autre recroquevillé dans un coin de la salle, ou couché, ou seul la tête baissée dans une grande pièce vide … La sobriété et la pureté de ces corps de fer me touchent infiniment.

Slabworks

Cette exposition, Antony Gormley l’a voulu démesurée. Il a cherché à nous faire vivre des expériences physiques marquantes, immersives, à nous faire interagir avec des environnements étranges. Ainsi, l’artiste a enfermé, dans une salle, huit kilomètres de tubes d’aluminum qu’il a laissés s’étendre jusqu’aux limites des murs, sol et plafond. Le visiteur est invité à se promener en enjambant les spirales tentaculaires de cette installation.

Gormley a ensuite créé un immense labyrinthe d’acier. Il nous propose une promenade, dans son ventre-tunnel obscur … j’avoue avoir vite fait demi-tour! Plus loin, il remplit, toute une salle, d’eau stagnante paisible et calme, une incitation à méditer? Enfin, me voici devant l’impressionnante Matrix III: une gigantesque installation de grillages composant des cages qui s’entremêlent.

Ce n’est pas un Bernard Buffet, mais une prise de vue de dessous de Matrix III !©thegazeofaparisienne

Au coeur de Matrix III, il y aurait une chambre vide, préservée, comme une bouffée d’oxygène. Quelque soit l’endroit où je me place, je n’arrive pas à distinguer l’espace de respiration de la chambre, au milieu de cette prison grillagée! Cette sculpture de fer est pour Gormley « le fantôme de l’environnement que nous avons tous choisi comme notre premier logement« .

De très beaux dessins faits de sang et de terre clôturent l’exposition. Les teintes ocres-rouges et les silhouettes simplifiées font penser aux peintures rupestres d’Australie.

Une exposition exceptionnelle à voir absolument! … Jusqu’au 3 Décembre 2019.

Elizabeth Peyton à la National Portrait Gallery

Quelle chance, nous sommes arrivés juste à temps pour admirer les sublimes portraits d’Elizabeth Peyton avant la fermeture! L’artiste Américaine connue à New York, dès les années 1990, se distingue par la beauté et la force de ses portraits d’amis, de célébrités, de héros ou encore de Reines et de Princes.

David , watercolours on paper, 2017

Ces oeuvres, faites de touches colorées, transmettent puissamment les émotions, la fragilité, la personnalité de ses modèles. A tel point que certains me troublent, tant leur regard est intense. J’aime aussi énormément ses « baisers » où l’on ressent toute la tendresse et la passion amoureuse.

love. Jonas Kaufmann and Kristine Opolais, 2015

Une sublime galerie de portraits par cette artiste exceptionnelle, à découvrir jusqu’au 5 Janvier 2020!

Caroline d’Esneval

A l’heure de la « Frieze week », Londres pullule d’événements artistiques. L’excitation fébrile est sensible, exit le flegme Britannique! Collectionneurs et amateurs, baskets aux pieds, arpentent les rues au pas de course, avides de découvertes et d’émerveillements, devant la créativité inépuisable de la scène artistique contemporaine. En point d’orgue de mes journées Londoniennes: la Frieze, incontournable, Antony Gormley à la Royale Academy et Elizabeth Peyton à la Nationale Portrait Gallery.

Frieze 2019: Couleurs et dynamisme

En réaction à l’ambiance morose du Brexit, la Foire Internationale d’art contemporain Londonienne se veut haute en couleurs, gaie, brillante!

Donna Huanca solo show ©thegazeofaparisienne

La Frieze s’ouvre dans une harmonie lumineuse de bleus et de jaunes, avec le solo show de Donna Huanca à la Simon Lee Gallery. J’ai l’impression de me trouver dans un paradis, lové entre ciel et nuages immaculés. Les oeuvres de l’artiste Bolivienne sont créées à partir de performances où des personnages peints, évoluant dans le lieu, imprègnent les toiles de leurs mouvements. J’aime particulièrement ce paravant sculpté, jouant l’alternance d’espaces vides et pleins.

Alex Katz ©thegazeofaparisienne

Les plus belles plantes de la Frieze! Même lorsqu’il s’agit de fleurs, le style d’Alex Katz est identifiable entre tous. C’est sans doute à cela que l’on reconnait les grands artistes. J’adore ses couleurs acidulées et son trait d’une grande fraicheur qui créent une atmosphère si singulière.

Quelle finesse! Je découvre, dans la galerie Hyundai, l’artiste Coréenne Minjung Kim. Ses compositions subtiles jouent avec des assemblages de papiers mulberry hanji . Elles sont saisissantes de délicatesse et de grâce.

Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne
Minjung Kim Order-Impulse

Comme un hommage à Rothko, une imposante oeuvre d’Idris Khan frappe par son bleu intense. Connu au départ pour ses oeuvres en Noir et Blanc, l’artiste s’est intéressé récemment à la couleur, et en particulier le Bleu. Pour lui, cette couleur « a un effet immédiat sur l’émotion ». En s’approchant du tableau, on retrouve son travail d’écriture où les lettres se superposent en différentes strates, créant ce rythme vibrant qui fait sa signature.

Idris Khan

Miroir, miroir… ! Song Dong présente à la Pace une construction graphique, colorée, aux reflets chatoyants. J’avais déjà admiré sa monumentale installation, toute en lumières et reflets, à Art Basel Unlimited en 2018. … magique!

Song Dong Usefulness of usefulness Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne

Jeux de miroirs encore, avec une oeuvre d’Olafur Eliasson aux courbes arrondies, qui se métamorphose selon les tenues des visiteurs. (galerie Tanya Bonakdar). L’artiste Danois, une fois de plus, joue avec nos perceptions.

Olafur Eliasson , ©thegazeofaparisienne.com

Un Esprit pop très seventies. Loie Hollowell présente une création abstraite, sensuelle très séduisante à la Pace. J’adore l’aspect métallique bleuté qui contraste avec le fond Brun.

Une oeuvre Moderne de Hedda Sterne m’attire. Il se dégage quelque chose d’énigmatique et d’ensorcelant des ces formes courbes ressemblant à des yeux, qui nous fixent. Hedda Sterne est une figure majeure de l’expressionnisme abstrait Américain. Elle fut la seule femme au milieu des autres peintres de ce grand mouvement artistique, à figurer dans la célèbre photo du magazine Life en 1951…(Victoria Mirò)

Côté dessins…. Je retrouve, avec un immense bonheur, les créations de William Kentridge– artiste que j’aime passionnément depuis plusieurs années- à la galerie Marian Goodman. Plus loin, un dessin de Charles Avery « Hunter and dog with cloudburst » dégage une émotion très particulière. (Grimm gallery).

Charles Avery, Hunter and dog with cloudburst

Un peu de magie... A la Frith Street Gallery, Cornelia Parker fait voler les objets d’un tableau posé sur le chevalet. Comme une scène sortie de Mary Poppins, par un coup de baguette magique, trophées, miroirs s’animent et la toile prend vie!

Cornelia Parker , Falling Façade

Trois petits tours et puis s’en vont … direction la Royal Academy.

Antony Gormley, exposition hors-norme à la Royal Academy

Lost Horizon

Cet artiste n’en finit pas de m’éblouir par la sensibilité de son travail, l’émotion qui s’en dégage, l’intelligence et la rigueur de ses oeuvres. Gormley sculpte le corps humain. Pour lui, c’est le lieu des sensations, des expériences, du ressenti, de la conscience et de l’imagination, qu’il nous faut apprendre à redécouvrir et à « habiter ».

Iron Baby 1999

L’émotion me saisit dès la cour d’entrée, où un tout petit nouveau- né est posé à même le sol dans une position foetale. Il est fait de fer solide, le même que celui qui constitue le coeur de la terre. Pourtant il a l’air si fragile, si minuscule dans ce monde immense et dur comme le pavé sur lequel il git.

Subject

Puis ce sont ses sculptures géométriques de silhouettes d’hommes. L’un debout, adossé au mur comme pour ne pas perdre pied, l’autre recroquevillé dans un coin de la salle, ou couché, ou seul la tête baissée dans une grande pièce vide … La sobriété et la pureté de ces corps de fer me touchent infiniment.

Slabworks

Cette exposition, Antony Gormley l’a voulu démesurée. Il a cherché à nous faire vivre des expériences physiques marquantes, immersives, à nous faire interagir avec des environnements étranges. Ainsi, l’artiste a enfermé, dans une salle, huit kilomètres de tubes d’aluminum qu’il a laissés s’étendre jusqu’aux limites des murs, sol et plafond. Le visiteur est invité à se promener en enjambant les spirales tentaculaires de cette installation.

Gormley a ensuite créé un immense labyrinthe d’acier. Il nous propose une promenade, dans son ventre-tunnel obscur … j’avoue avoir vite fait demi-tour! Plus loin, il remplit, toute une salle, d’eau stagnante paisible et calme, une incitation à méditer? Enfin, me voici devant l’impressionnante Matrix III: une gigantesque installation de grillages composant des cages qui s’entremêlent.

Ce n’est pas un Bernard Buffet, mais une prise de vue de dessous de Matrix III !©thegazeofaparisienne

Au coeur de Matrix III, il y aurait une chambre vide, préservée, comme une bouffée d’oxygène. Quelque soit l’endroit où je me place, je n’arrive pas à distinguer l’espace de respiration de la chambre, au milieu de cette prison grillagée! Cette sculpture de fer est pour Gormley « le fantôme de l’environnement que nous avons tous choisi comme notre premier logement« .

De très beaux dessins faits de sang et de terre clôturent l’exposition. Les teintes ocres-rouges et les silhouettes simplifiées font penser aux peintures rupestres d’Australie.

Une exposition exceptionnelle à voir absolument! … Jusqu’au 3 Décembre 2019.

Elizabeth Peyton à la National Portrait Gallery

Quelle chance, nous sommes arrivés juste à temps pour admirer les sublimes portraits d’Elizabeth Peyton avant la fermeture! L’artiste Américaine connue à New York, dès les années 1990, se distingue par la beauté et la force de ses portraits d’amis, de célébrités, de héros ou encore de Reines et de Princes.

David , watercolours on paper, 2017

Ces oeuvres, faites de touches colorées, transmettent puissamment les émotions, la fragilité, la personnalité de ses modèles. A tel point que certains me troublent, tant leur regard est intense. J’aime aussi énormément ses « baisers » où l’on ressent toute la tendresse et la passion amoureuse.

love. Jonas Kaufmann and Kristine Opolais, 2015

Une sublime galerie de portraits par cette artiste exceptionnelle, à découvrir jusqu’au 5 Janvier 2020!

Caroline d’Esneval

A l’heure de la « Frieze week », Londres pullule d’événements artistiques. L’excitation fébrile est sensible, exit le flegme Britannique! Collectionneurs et amateurs, baskets aux pieds, arpentent les rues au pas de course, avides de découvertes et d’émerveillements, devant la créativité inépuisable de la scène artistique contemporaine. En point d’orgue de mes journées Londoniennes: la Frieze, incontournable, Antony Gormley à la Royale Academy et Elizabeth Peyton à la Nationale Portrait Gallery.

Frieze 2019: Couleurs et dynamisme

En réaction à l’ambiance morose du Brexit, la Foire Internationale d’art contemporain Londonienne se veut haute en couleurs, gaie, brillante!

Donna Huanca solo show ©thegazeofaparisienne

La Frieze s’ouvre dans une harmonie lumineuse de bleus et de jaunes, avec le solo show de Donna Huanca à la Simon Lee Gallery. J’ai l’impression de me trouver dans un paradis, lové entre ciel et nuages immaculés. Les oeuvres de l’artiste Bolivienne sont créées à partir de performances où des personnages peints, évoluant dans le lieu, imprègnent les toiles de leurs mouvements. J’aime particulièrement ce paravant sculpté, jouant l’alternance d’espaces vides et pleins.

Alex Katz ©thegazeofaparisienne

Les plus belles plantes de la Frieze! Même lorsqu’il s’agit de fleurs, le style d’Alex Katz est identifiable entre tous. C’est sans doute à cela que l’on reconnait les grands artistes. J’adore ses couleurs acidulées et son trait d’une grande fraicheur qui créent une atmosphère si singulière.

Quelle finesse! Je découvre, dans la galerie Hyundai, l’artiste Coréenne Minjung Kim. Ses compositions subtiles jouent avec des assemblages de papiers mulberry hanji . Elles sont saisissantes de délicatesse et de grâce.

Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne
Minjung Kim Order-Impulse

Comme un hommage à Rothko, une imposante oeuvre d’Idris Khan frappe par son bleu intense. Connu au départ pour ses oeuvres en Noir et Blanc, l’artiste s’est intéressé récemment à la couleur, et en particulier le Bleu. Pour lui, cette couleur « a un effet immédiat sur l’émotion ». En s’approchant du tableau, on retrouve son travail d’écriture où les lettres se superposent en différentes strates, créant ce rythme vibrant qui fait sa signature.

Idris Khan

Miroir, miroir… ! Song Dong présente à la Pace une construction graphique, colorée, aux reflets chatoyants. J’avais déjà admiré sa monumentale installation, toute en lumières et reflets, à Art Basel Unlimited en 2018. … magique!

Song Dong Usefulness of usefulness Minjung Kim Timeless ©thegazeofaparisienne

Jeux de miroirs encore, avec une oeuvre d’Olafur Eliasson aux courbes arrondies, qui se métamorphose selon les tenues des visiteurs. (galerie Tanya Bonakdar). L’artiste Danois, une fois de plus, joue avec nos perceptions.

Olafur Eliasson , ©thegazeofaparisienne.com

Un Esprit pop très seventies. Loie Hollowell présente une création abstraite, sensuelle très séduisante à la Pace. J’adore l’aspect métallique bleuté qui contraste avec le fond Brun.

Une oeuvre Moderne de Hedda Sterne m’attire. Il se dégage quelque chose d’énigmatique et d’ensorcelant des ces formes courbes ressemblant à des yeux, qui nous fixent. Hedda Sterne est une figure majeure de l’expressionnisme abstrait Américain. Elle fut la seule femme au milieu des autres peintres de ce grand mouvement artistique, à figurer dans la célèbre photo du magazine Life en 1951…(Victoria Mirò)

Côté dessins…. Je retrouve, avec un immense bonheur, les créations de William Kentridge– artiste que j’aime passionnément depuis plusieurs années- à la galerie Marian Goodman. Plus loin, un dessin de Charles Avery « Hunter and dog with cloudburst » dégage une émotion très particulière. (Grimm gallery).

Charles Avery, Hunter and dog with cloudburst

Un peu de magie... A la Frith Street Gallery, Cornelia Parker fait voler les objets d’un tableau posé sur le chevalet. Comme une scène sortie de Mary Poppins, par un coup de baguette magique, trophées, miroirs s’animent et la toile prend vie!

Cornelia Parker , Falling Façade

Trois petits tours et puis s’en vont … direction la Royal Academy.

Antony Gormley, exposition hors-norme à la Royal Academy

Lost Horizon

Cet artiste n’en finit pas de m’éblouir par la sensibilité de son travail, l’émotion qui s’en dégage, l’intelligence et la rigueur de ses oeuvres. Gormley sculpte le corps humain. Pour lui, c’est le lieu des sensations, des expériences, du ressenti, de la conscience et de l’imagination, qu’il nous faut apprendre à redécouvrir et à « habiter ».

Iron Baby 1999

L’émotion me saisit dès la cour d’entrée, où un tout petit nouveau- né est posé à même le sol dans une position foetale. Il est fait de fer solide, le même que celui qui constitue le coeur de la terre. Pourtant il a l’air si fragile, si minuscule dans ce monde immense et dur comme le pavé sur lequel il git.

Subject

Puis ce sont ses sculptures géométriques de silhouettes d’hommes. L’un debout, adossé au mur comme pour ne pas perdre pied, l’autre recroquevillé dans un coin de la salle, ou couché, ou seul la tête baissée dans une grande pièce vide … La sobriété et la pureté de ces corps de fer me touchent infiniment.

Slabworks

Cette exposition, Antony Gormley l’a voulu démesurée. Il a cherché à nous faire vivre des expériences physiques marquantes, immersives, à nous faire interagir avec des environnements étranges. Ainsi, l’artiste a enfermé, dans une salle, huit kilomètres de tubes d’aluminum qu’il a laissés s’étendre jusqu’aux limites des murs, sol et plafond. Le visiteur est invité à se promener en enjambant les spirales tentaculaires de cette installation.

Gormley a ensuite créé un immense labyrinthe d’acier. Il nous propose une promenade, dans son ventre-tunnel obscur … j’avoue avoir vite fait demi-tour! Plus loin, il remplit, toute une salle, d’eau stagnante paisible et calme, une incitation à méditer? Enfin, me voici devant l’impressionnante Matrix III: une gigantesque installation de grillages composant des cages qui s’entremêlent.

Ce n’est pas un Bernard Buffet, mais une prise de vue de dessous de Matrix III !©thegazeofaparisienne

Au coeur de Matrix III, il y aurait une chambre vide, préservée, comme une bouffée d’oxygène. Quelque soit l’endroit où je me place, je n’arrive pas à distinguer l’espace de respiration de la chambre, au milieu de cette prison grillagée! Cette sculpture de fer est pour Gormley « le fantôme de l’environnement que nous avons tous choisi comme notre premier logement« .

De très beaux dessins faits de sang et de terre clôturent l’exposition. Les teintes ocres-rouges et les silhouettes simplifiées font penser aux peintures rupestres d’Australie.

Une exposition exceptionnelle à voir absolument! … Jusqu’au 3 Décembre 2019.

Elizabeth Peyton à la National Portrait Gallery

Quelle chance, nous sommes arrivés juste à temps pour admirer les sublimes portraits d’Elizabeth Peyton avant la fermeture! L’artiste Américaine connue à New York, dès les années 1990, se distingue par la beauté et la force de ses portraits d’amis, de célébrités, de héros ou encore de Reines et de Princes.

David , watercolours on paper, 2017

Ces oeuvres, faites de touches colorées, transmettent puissamment les émotions, la fragilité, la personnalité de ses modèles. A tel point que certains me troublent, tant leur regard est intense. J’aime aussi énormément ses « baisers » où l’on ressent toute la tendresse et la passion amoureuse.

love. Jonas Kaufmann and Kristine Opolais, 2015

Une sublime galerie de portraits par cette artiste exceptionnelle, à découvrir jusqu’au 5 Janvier 2020!

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