FAB Paris sous la verrière du Grand Palais

FAB Paris, résultat de la fusion de la Biennale et de Fine Arts Paris, est un nouveau rendez-vous qui s’inscrit dans le paysage des grands événements artistiques du Grand Palais. Cette deuxième édition sous ce nom, prend ses marques sous la grande verrière, l’année dernière, elle a eu lieu au Grand Palais Ephémère du Champ de Mars. Les premiers jours du salon, sous une température glaciale, n’ont pas empêché les visiteurs nombreux à découvrir les chefs-d’oeuvre présentés par les galeries exposantes.

De l’Antiquité à nos jours, on ne sait où tourner notre regard, c’est toujours passionnant de discuter avec les galeristes qui. nous expliquent l’origine d’un objet, sa provenance, l’histoire de l’artiste. Je commence avec cette oeuvre déjà acquise par une institution, de Pierre Puget (1620-1694), « Le chef de Saint Jean-Baptiste », Galerie de Bayser, signée en rouge sang par l’artiste avec une coulure qui s’inscrit dans la continuité de la décollation.

Provenance: Marseille, collection particulière. Dr. E Mazières, Perpignan, acquis en 1954.
Klaus Herding, acquis en 1972. Bibliographie : Klaus Herding, Catalogue raisonné, Tome II, 2003, PE19
Un peu plus loin une armure de Daimyo, seigneur de la guerre au Japon, XVIIème siècle, galerie Jean-Christophe Charbonnier, déjà vendue. L’art japonais encore est représenté cette fois-ci, par ce pare-feu d’apparat sublime de Kichizo Inagaki, estimé pour son art du soclage, le sculpteur ébéniste a réalisé de nombreux socles pour Rodin. et a collaboré avec Eileen Gray dans la création de mobilier, galerie Michel Giraud.

Je remarque que cette édition met à l’honneur la peinture moderne, les artistes de l’école françaises. Une très belle sélection de Serge Poliakoff est exposée chez Almine Rech mais aussi dans de nombreuses galeries.

On peut voir aussi Nicolas de Staël chez Applicat Prazan, Pierre Soulages, Odilon Redon, Hans Hartung, Heni de Waroquier…


1917) – « Nature morte de l’antiquaire », 1920 – Tumulte, 1968-69. Huile sur toile. 130.5 x 97 cm
Signée, datée et titrée en bas à droite, contresignée du monogramme, contre-datée, titrée au dos et annotée « un tumulte, dit-on, s’élève dans la place » – Corneille. Galerie Jean-François Cazeau

La Galerie Alexis Pentcheff, a mis en scène les peintures d’Henri Martin encadrées par son complice Henri Bellery-Desfontaines, décédé prématurément à 30 ans, ébéniste de formation il avait créé tout un mobilier et on peut voir ce beau bureau d’Henri Martin.

Bronze à patine foncée. Edition de 12. 45 x 32,5 x 8 cm. Galerie de la Béraudière.
La galerie bruxelloise de La Béraudière, présente de nombreuses sculptures en bronze de Germaine Richier et un modèle miniature du Christ de l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce sur le Plateau d’Assy, en Haute-Savoie qui avait suscité une violente polémique, certains d’entre-vous ont pu voir la rétrospective de Pompidou de 2023.

Andrea Marchisio
(Turin, 1850 – 1927)
Le Lion Sultan, 1903
Huile sur panneau
Signé, daté et titré en haut à droite
Annoté sur la droite: A l’amico Papozzi () / Omaggio.
Galerie Terrades
Un autre personnage, le lion Sultan semble très touchant pourtant il a réussi à massacrer sa domptrice et pas qu’elle, voir ce tout petit tableau et demander à lire son histoire rocambolesque, galerie Terrades.


Lucio Fontana à l’honneur chez Brun Fine Art, des céramiques, une crucifixion et du mobilier comme cette très belle armoire qui reprend toutes les caractéristiques de l’artiste.

Dans les allées je repère un portrait de jeune homme par la jeune Elisabeth Vigée-Lebrun, Adam Williams Fine Art, des aquarelles gouachées d’Eugène Lami sur l’Exposition Universelle de Londres, en 1851, galerie Didier Aaron. Le mobilier XVIIIe d’exception est mis en scène chez galerie Steinitz et galerie Léage...

PROVENANCE: Commandé par Anatole Demidoff, prince de San Donato; vente San Donato, 8-10 mars 1870, n°324; Emile Boussod.

Plusieurs oeuvres du peintre lyonnais Louis Janmot sont présentées sur les cimaises, on se souvient de l’exposition qui a eu lieu à Orsay en début d’année, « Louis Janmot, Le Poème de l’âme ».
On m’indique un très beau Dalpayrat à voir galerie Trebosc & van Lelyveld.
Galerie Maurice Verbaet Gallery, à voir sept femmes de Léon Spilliaert, une rare huile sur toile de Pierre Alechinsky dans ses jeunes années créée pour l’exposition universelle de Bruxelles en 1957.
Galerie Rosenberg & co, Marianne Rosenberg, la petite-fille de Paul Rosenberg nous montre un Marcel Duchamp, un nu à l’escalier avec timbre fiscal, clin d’oeil en hommage à son père notaire ? une oeuvre de son beau-frère Jean Crotti et une autre de son frère Jacques Villon ainsi qu’un très beau triptyque du jeune Paul Eluard qui hésitait encore à être peintre ou poète.

Nu descendant un escalier, No. 2, 1937 phototypie pochoir coloré 35 x 20 cm
Signé et daté en encre noir avec un timbre fiscal de cinq centimes « M. Duchamp, Dec. ’37. » . Rosenberg and co
Je termine ce tour par une note plus contemporaine, celle du soloshow galerie RX&SLAG, de Alain Kirili, peintre et sculpteur franco américain, qui a vécu à New-York, proche entre-autres de Louise Bourgeois…

FAB c’est aussi l’occasion de voir des livres d’exception, des autographes, des reliures de toute beauté réalisées par les artisans d’art.

Profitez-en et n’hésitez pas il vous reste encore trois jours pour la visite.


FAB PARIS
du 22 au 27 novembre 2024
Le Grand Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
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