Art Basel 2025

Quelle édition ! Dès l’arrivée sur le parvis de la foire, l’œuvre spectaculaire de Katharina Grosse déferle librement, en coulées magenta, sur l’esplanade et la façade iconique. Le ton est donné, le millésime 2025 célèbre la couleur sous toutes ses formes. Côté nouveautés, d’une part, la section Première dédiée aux oeuvres récentes, audacieuses et innovantes, fait son entrée, d’autre part, un nombre significatif de nouveaux exposants rejoignent l’événement, apportant un vent de fraicheur. Maike Cruse, directrice de la foire a brillament réussi à conserver la qualité exceptionnelle de la plus courue des foires internationales, tout en lui insufflant un nouvel élan. Le résultat ? Un magnifique parcours au coeur de l’art contemporain, reflet des pulsations de notre temps, et de l’art moderne qui ne cesse de nous éblouir.

Entrée de la Foire Art Basel 2025. Katharina Grosse , installation « Choir ». photo ©Isabellemorange .

Fabuleuses créations d’artistes phares et nombreuses belles découvertes … en avant !

Nicolas Party, Landscape, Hauser&Wirth Gallery .Photo ©thegazeofaparisienne

 : Art Basel 2025

Irrésistibles couleurs.... À la galerie Esther Schipper, Norbert Bisky présente un saisissant portrait. Je suis fascinée par la modernité et la beauté de sa peinture où le bleu profond et envoûtant contraste avec des éclats de lumière intense.

Norbert Bisky , Esther Schipper gallery, Photo©thegazeofaparisienne

Juste à côté chez David Kordanski, une scène de vie (que nous, mesdames, connaissons bien !) nous immerge dans un salon de coiffure et manucure, exécuté en dégradés de rose et motifs ronds très séduisants. Son auteur, Derek Fordjour semble connaitre tous nos secrets !! . Plus loin, le tendre portrait aux deux enfants, In the Arms of the Milky Way, de Glenn Brown me captive. On y retrouve le fascinant mélange de ses inspirations : les œuvres des grands maîtres de l’histoire de l’art, la science fiction et une pincée de kitsch. Max Hetzler (B13).

Derek Fordjour , détail de SCA (Self Care Academy),

Plus loin, Tom Wesselmann me ravit avec l’un de ses Sunset Nude très pop, qui redonnerait le sourire à un prisonnier (Almine Rech, E2), j’admire aussi la fraicheur et la délicatesse d’une peinture de France-Lise Mc Gurn, figures féminines, mouvements fluides et couleurs douces comme des bonbons acidulés, (The Modern Institute / Toby Webster LMT, R3).

France-Lise McGurn, The Modern Institute

Sur le stand de Tanya Bonakdar, (R9) Olafur Eliasson joue avec nos perceptions avec une installation de sphères de verre turquoises absolument renversantes; lui faisant écho, une magnifique suspension de Tomas Saraceno, dans les mêmes nuances, me fait de l’oeil. Se joint à cette sélection un autre grand maître de l’illusion optique et de la couleur, Michelangelo Pistoletto. Il présente à Unlimited une mise en scène immense, réunissant une vingtaine de miroirs colorés sur un thème d’actualité, le Respect.

Suspension Tomas Saraceno, à la gallerie Esther Schipper. Photo©thegazeofaparisienne

Éloge à la Nature…Une nature sublimée, onirique qui ressemble à un rêve éveillé, c’est l’impression que donnent les paysages brumeux de l’artiste coréen Kibong Rhee. Ceux-ci sont obtenus en superposant voiles et plexiglas avec des peintures (Kukje Gallery).

Kibong Rhee, Kukje gallery, Photo ©thegazeofaparisienne

En continuité avec l’extraordinaire fresque de 50 m qu’il avait présenté à Unlimited l’an dernier, Sam Falls offre ici une peinture de toute beauté, douce, lumineuse et vivante (galerie Eva Presenhuber, R5). Paysage poétique encore avec Mangrove Sunset, un radieux coucher de soleil signé Alvaro Barrington, aux nuances chaudes (Mendes Wood, S4). Dans une relation plus symbiotique, Kelly Sinnapale Mary peint une femme dont le corps mêle humain et nature… et si ne nous faisions qu’un avec elle ? (James Cohan, R20).

G: Kelly Sinnapale Mary, Waiting for the Waters to rise /D: Yinka Shonibare , James Cohan gallery, Photo©thegazeofaparisienne

Côté sculptures.… L’artiste Claudia Comte a créé une des plus belles installations d’Unlimited avec ses sculptures en marbre, formant de grands végétaux fantasmagoriques, aux formes rondes et douces.

Alicja Kwade, 303 Gallery. Photo©thegazeofaparisienne

Au sein de la foire elle-même, à la Lisson galerie (C16), je suis captivée par une sublime œuvre de Tony Cragg. Réunissant sur un même socle deux personnages aux formes généreuses et sensuelles, cette sculpture est aussi impressionnante qu’irrésistible. Quant à Alicja Kwade, elle m’éblouit avec une oeuvre élégante inspirée par la forme poétique de l’ADN (303 Gallery). Enfin un ensemble de statuettes en terre cuite et céramique, créé par l’artiste britannico-nigérien Yinka Shonibare, m’interpelle, (James Cohan, R20). En parcourant la foire je trouve des oeuvres similaires de cet artiste sur les stands de 4 ou 5 autres exposants… à croire qu’il fait l’unanimité!

William Kentridge, « The Radios Go Silent », Goodmann Gallery, Photo©thegazeofaparisienne

  • une peinture : Landscape de Nicolas Party, une « masterpiece » mystérieuse, lumineuse … Sublime! Hauser & Wirth (C10)
  • une œuvre « mix media » : William Kentridge, The Radios Go Silent (peinture, encre, charbon, collage). Je suis une inconditionnelle des dessins/peintures de cet artiste génial ; celui-ci en grand format est magique. Goodmann Gallery, R11.
  • une installation : Odysée de Hew Locke. Un incroyable défilé de bateaux colorés flottant dans l’air, qui réveille notre âme d’enfant et nous emporte dans un voyage magique. P.P.O.W
  • une sculpture : Les scupltures de Claudia Comte à Unlimited

Hew Locke, Odyssée, P.P.O.W .photo©thegazeofaparisienne

Caroline d’Esneval


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