Save The Date, envie d’une expo pendant les fêtes de Noël?

De belles expositions à voir avant ou pendant les fêtes de Noël au musée Cognacq-Jay, merveilleux écrin investi par Agnes Thurnauer, au MAD pour souffler les bougies de l’Art Déco, au Petit Palais pour contrer les idées reçues sur Jean-Baptiste Greuze, au musée de Montmartre, au musée Albert Kahn et à Saint-Germain-des-Près, un dernier rendez-vous celui de la Source Garouste.

Vente aux enchères La Source Garouste

Ne manquez pas l’exposition des tabourets en métal de Jean Prouvé revisités par 55 artistes, à découvrir à l’Hôtel de l’industrie les 13, 14 et 15 décembre 2025, de 11 h à 19 h.  Cette nouvelle édition initiée depuis plus de vingt ans, existe aussi grâce à la générosité de Vitra, qui offre les tabourets, et des artistes, qui créent pour la bonne cause des œuvres uniques mises aux enchères le lundi 15 décembre à 20h sur place.  Il sera également possible d’enchérir en ligne.  Les fonds récoltés seront reversés à La Source Garouste, une association présente sur toute la France, fondée par Gérard et Elisabeth Garouste, qui œuvre pour l’inclusion sociale et culturelle des enfants, des jeunes et des familles en difficulté.

INFORMARTIONS

Catalogue de la vente aux enchères

A gauche dans le miroir : Angelica Kauffmann, Bacchante, 1784-1785, Berlin, Staatliche Museen, Gemäldegalerie

L’artiste Agnès Thurnauer investit le très bel hôtel particulier Cognacq Jay, écrin de cette collection dédiée au XVIIIe siècle réunie par Ernest Cognacq, fondateur des Grands magasins de la Samaritaine, et son épouse Marie-Louise Jaÿ. Le travail d’Agnes Thurnauer centré sur le langage l’a amenée à rencontrer les femmes des lumières, telles que les peintres Elisabeth Vigée Lebrun, Angelica Kauffmann… ainsi que les femmes de lettres, comme Madame de Staël, et Emilie du Châtelet. Cette dernière, également physicienne et mathématicienne a traduit Newton et aujourd’hui encore c’est sa traduction qui fait autorité. Elle fut aussi le grand amour de Voltaire.

Vue de l’exposition avec l’artiste Agnès Thurnauer, au fond : Agnès Thurnauer, Sleepwalker, 2013, Courtesy of the artist and Michel Rein, Paris/Brussels © ADAGP, Paris, 2025. A gauche : Agnès Thurnauer, Pour Simon Hantaï, 1998-2021, Paris, musée de l’Armée/Anne-Sylvaine Marre-Noël © ADAGP, Paris, 2025


Dans cette exposition, Agnes Thurnauer nous invite à un dialogue libre entre ses œuvres et celles du musée, mettant en lumière les liens entre l’écriture et la peinture.  Elle confronte ses oeuvres à celles d’artistes renommés tels que François Boucher, Jean-Honoré Fragonard et Antonio Canal, dit Canaletto.  L’exposition met également en avant des figures féminines emblématiques du XVIIIe siècle, comme Adélaïde Labille-Guiard, Louise Élisabeth Vigée Le Brun et Angelica Kauffmann, ainsi que des écrivaines et scientifiques telles que Madame de Staël et Émilie du Châtelet.  À travers cette exposition, Agnès Thurnauer encourage le visiteur à réfléchir sur la place de la femme à cette époque.

Commissariat : Saskia Ooms, attachée de conservation.
Agnès Thurnauer

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Petit Palais

Les portraits d’enfants de Jean-Baptiste Greuze ne sont pas ceux que l’on croyait connaître, cette exposition permet de faire tomber les idées reçues sur l’artiste. Ce dernier parvient à saisir les personnalités de ses jeunes modèles, il nous montre ces enfants comme des vraies personnes. Certains portraits nous confrontent à la réalité de la misère humaine, c’est le cas de « l’Innocence perdue », un portrait bouleversant d’une jeune fille, vraisemblablement victime d’un viol. Dans une salle se trouve accrochée sa peinture d’histoire “Septime Sévère reprochant à son fils Caracalla d’avoir voulu l’assassiner”, qu’il considérait comme son chef-d’oeuvre et qu’il présente au bout de treize ans pour sa candidature à l’Académie Royale. Ce fut un échec retentissant, l’artiste subit une humiliation publique et une incompréhension totale de sa composition austère.  Pourtant, cette interprétation novatrice annonce l’art néo-classique de Jacques-Louis David.

Jean-Baptiste GREUZE. La Cruche cassée. 1771 – 1772. Huile sur toile. 109 × 87 cm. Paris, musée du Louvre.

Commissariat scientifique : Annick Lemoine, conservatrice générale du patrimoine, directrice du Petit Palais – Yuriko Jackall, directrice du département de l’art Européen & Conservatrice “Allan et Elizabeth Shelden” en charge des peintures européennes, Detroit Institute of Arts. Mickaël Szanto, maître de conférences, Sorbonne Université

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Jardin du musée de Montmartre

Un détour dans les hauteurs de Paris à Montmartre, sur les pas de Renoir, rue Cortot, il suffit de pousser la porte du musée afin de découvrir l’Ecole de Paris avec les oeuvres de la collection Marek Roefler prêtées par la Villa La Fleur à Varsovie. Une invitation à regarder toutes ces oeuvres des artistes attirés au début du XXe siècle par cette effervescence artistique à Paris et venant du monde entier, ils se sont retrouvés à Montmartre puis à Montparnasse. Le parti-pris de cette exposition a été de montrer surtout des oeuvres d’artistes d’Europe de l’Est comme Alicja Halicka, Moïse Kisling, Tamara de Lempicka, Chana Orloff, Ossip Zadkine, Nathan Grunsweigh …certains d’entre-eux eurent un destin tragique au moment de la seconde guerre mondiale comme Nathalie Kraemer qui fut déportée à Auschwitz.

TAMARA DE LEMPICKA. Danseuse russe, 1924-1925. Huile sur toile


Commissariat : Alice S. Legé, docteure en histoire de l’art, responsable de la conservation du musée de Montmartre
Artur Winiarski, directeur du musée Villa la Fleur et conservateur de la collection Marek Roefler

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1925, les Années folles, une envie d’oublier le désastre de la guerre, cela fait déjà six ans qu’elle est terminée. Ces années de création vont atteindre les sommets rappelant les années fastes du XIVIIIe siècle, et donner libre cours aux talents exceptionnels de ces artisans d’art qui vont créer un style nouveau qui touchera le mobilier, les objets d’art, l’ofèvrerie, la joaillerie ou encore les transports comme le célèbre bateau « Le Normandie » . Rien ne sera trop beau, et pour leur fabrication, des matériaux précieux sont utilisés tels que la laque, les bois rares, les pierres dures, les métaux…1925 marque la consécration de l’Art Déco et une mise en lumière des créateurs comme Robert Mallet‐Stevens, Jacques‐Émile Ruhlmann, Eileen Gray et Jean‐Michel Frank , Albert‐Armand Rateau, le décorateur de Jeanne Lanvin, des noms qui font toujours rêver aujourd’hui.

Clément Rousseau (1872-1950), décorateur — Chaise. Paris, 1921 Palissandre, galuchat, ivoire, soie. Table à journaux Paris, vers 1921 Ébène, galuchat, ivoire. Clément Mère (1861-1940), décorateur Van den Aker, ébéniste Pare-feu Paris, vers 1923. Ébène de Macassar, ivoire gravé et patiné, soie brodée © Les Arts Décoratifs / Christophe Dellière

Commissariat : Commissaire générale : Bénédicte Gady, directrice des musées.Commissaire : Anne Monier Vanryb, conservatrice en charge des collections 1910-1960.

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Jardin du musée Albert Kahn

Dernière et première expédition en Afrique pour les archives de la Planète, une initiative du père missionnaire Francis Aupiais (1877-1945) qui s’était passionné pour la culture traditionnelle du Dahomey. Cette mission très ambitieuse va durer un peu plus de 4 mois pendant lesquels Frédéric Gadmer réalise 1 102 autochromes (photographies en couleurs) et tourne 140 bobines de film, sous la direction d’Aupiais. Cette exposition retrace cette dernière expédition tout en la replaçant dans le contexte colonial de l’époque et en invitant des artistes contemporains comme Roméo Mivekannin,à dialoguer avec toutes ces images d’archives. Après la visite, n’oubliez pas la promenade dans les merveilleux jardins créés par Albert Kahn et qui représentent chacun une partie du monde.

Commissariat : Julien Faure-Conorton, chargé de recherche et de valorisation scientifique des collections, musée départemental Albert-Kahn
David-Sean Thomas, chargé d’expositions, musée départemental Albert-Kahn

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