Semaine parisienne du dessin

Paris capitale du dessin, rendez-vous annuel de ce début de printemps, amateurs passionnés, collectionneurs, historiens d’art sont accueillis au Palais Brongniart pour la 34e édition du Salon Dessin, et au Carreau du Temple pour Drawing Now, 19e édition sur le chemin reliant les deux foires, on pouvait s’arrêter pour découvrir l’exposition d’une série de duos shows organisée par Poush avec la Galerie Joseph avec cette installation LIMLINAL.E créée par l’artiste iranienne Yosra Mojtahedi et Hamid Shams (jusqu’au lundi 30 mars – Infos ici).

Le Salon du dessin
Le Salon du Dessin, valeur sûre et confirmée à l’international, accueille plus de la moitié de ses galeries exposantes à l’étranger. Il offre un panorama de la belle feuille allant de la Renaissance à nos jours.

Fusain sur papier. Don Madame Louise Deslignières, épouse Lefebvre, 1913. A droite : Alexandre Chantron. Nantes, 1842 – 1918. Le Repos du modèle, 1889. Pastel sur papier. Achat de la Ville, 1894. MuMa – Le Havre.
Cette année, le musée d’art moderne André Malraux (MuMa – Le Havre) est l’invité d’honneur. Inauguré en 1961 par André Malraux, le MuMa – Le Havre possède une collection de 4500 œuvres, dont 1041 dessins.

On y a pu admirer des pastels de Degas, Sisley, Pissarro et Guillaumin, une aquarelle de Dufy, une étude préparatoire de Pru’hon, ainsi que des compositions de Sonia Delaunay et un modèle au repos d’Alexandre Chantron, nu comme un ver fumant très naturellement sa cigarette avec ce détail du papier à rouler le tabac JOB . Le Salon du Dessin perpétue également depuis 19 ans le Prix Daniel et Florence Guerlain.

Une proposition riche et variée, présentant des signatures prestigieuses, une multitude de techniques (pierre noire, fusain, pastel, mine de plomb, huile…) et des galéristes passionnés qui partagent leurs découvertes et l’originalité des dessins qu’ils exposent.

Ils nous racontent des histoires fascinantes, comme celle de Prud’hon dessinant sur un papier bleu la composition d’un tableau de Constance Mayer (cf. l’exposition “Drawing on Blue” au Getty en 2022), ou encore les feuilles d’un carnet de dessins préparatoires de Mario Fortuny (père du couturier Mariano Fortuny), d’une abstraction saisissante en comparaison de la peinture qui en découle.

Le bleu de la Bretagne de Geneviève Asse est omniprésent, invitant à un détour par Lamballe pour admirer ses vitraux. La mer, bretonne ou normande, empreinte de romantisme, est magnifiquement représentée par une réunion de 40 œuvres d’Eugène Isabey.

On y trouve également des portraits d’une grande intensité, comme celui de Goya par Joaquin Torres Garcia, et une sublime marine de Degas peinte sur un papier coloré brun qui en accentue la force expressive. L’abstraction est à l’honneur avec les compositions de Sonia Delaunay, très présente dans cette exposition, tandis que le Masque diurne de Picasso, présenté à la galerie Jean-François Cazeau. Nus, animaux, portraits, paysages …la diversité des sujets est impressionnante.
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Drawing Now
Au Carreau du Temple, cette nouvelle édition de Drawing Now, propose à nouveau un large éventail de la scène contemporaine en ce qui concerne le dessin, des parcours originaux sont proposés aux visiteurs ainsi Parallaxe est une sélection sur le thème des Femmes du Dessin utilisent des pratiques très diverses on y retrouve des artistes pionnières comme Claire Brétécher, Shuvinai Ashoona ainsi que Jeanne Susplugas, Pauline Guerrier. Marta Roberti et Susan Hefuna et Delphine Gigoux-Martin, cette dernière a réalisé une tapisserie Les bois noirs II à partir d’un dessin fait avec du fusain quelle définit comme « lié à la matière, à ce qu’il est : un bois brûlé. Il dépose un velours noir et profond sur les surfaces et permet de travailler par retrait (…) »

Dans ce même parcours je remarque également l’artiste grecque Evdoxia, qui dessine dans l’espace des oeuvres délicates avec des tiges de fer et de la ficelle et joue avec les ombres produites.
Un autre parcours consacré aux représentations des mondes économiques est celui qui est nommé Art Faber avec les artistes Gabriel Folli, Icinori, Guy Vording, Laure Tixier…
Mais un autre thème à séduit Valérie de Saint-Pierre, le voici !
The Gaze of Valérie de Saint-Pierre
Fais comme l’oiseau…
Pour faire le portrait d’un oiseau, il n’est pas forcément besoin de peindre d’abord une cage … Dans les allées de Drawing Now s’ébat en liberté toute une volière, excellent prétexte à un petit jeu de piste naturaliste et symboliste… Un, Deux, Piaf, partez ! A chacun son volatile …
Mutin ou acariâtre, Delphine Gigaux-Martin ( Claire Gastaux)

Enigmatique, Hu Barreto ( Natalie Obadia)

Apprivoisé, Iris Levasseur ( Antoine Dupin)

Tombé au champ d’honneur, Lionel Sabatté (Galerie C)

Perché, Gabriella Giandelli ( Galerie Martel)

Fantomatique, Jon Koko ( Alzueta Gallery)

Vert de peur, Pieter Jennes ( Galerie Semiose)

Rouge de désir, Xiyadie ( Richard Saltoun)

Onirique, Shourouk Hriech ( Anne-Sarah Bénichou)

Chimérique, Julie Nord ( Charlotte Fogh Gallery)

Pink ou hiératique, Marta Roberti ( Sara Zanin)

Compagnon de pause-café au joli salon de thé Bontemps (infos)


34e édition du Salon du dessin
Palais Brongniart – Paris
Du mercredi 25 mars au lundi 30 mars 2026




