Save the date. Paris au printemps à travers ses musées et jardins
Que faire à Paris sous ce soleil, The Gaze vous propose de redécouvrir Paris en visitant rive droite/ rive gauche, ses expositions : du musée du Luxembourg à celui de Montmartre, continuer aux musées de l’Armée et celui d’Orsay, traverser la Seine, un petit tour dans le Marais à la Fondation Henri Cartier-Bresson, et terminer par la Nouvelle Athènes…Et en profiter pour se mettre au vert dans la capitale, dans ces nombreux jardins de musées ou proches. Attention certaines expositions se terminent bientôt.
Leonora Carrington (1917-2011)
Musée du Luxembourg
« Si toutes les femmes du monde décidaient de contrôler la population, de refuser la guerre, de refuser la discrimination sexuelle ou raciale, et forçaient ainsi les hommes à permettre à la vie de survivre sur cette planète, cela relèverait bel et bien du miracle. »
-Leonora Carrington

Leonora Carrington, surnommée la « Mariée du Vent » par Max Ernst, vécut une histoire d’amour avec lui. Elle était amie avec Lee Miller, Ady Fidelin et Nusch Eluard, toutes trois très talentueuses. La Seconde Guerre mondiale marqua un tournant tragique dans leur vie : Max Ernst fut arrêté et Leonora victime d’un viol collectif et internée. Elle raconta cette expérience dans un texte intitulé « En Bas ». Artiste complète, peintre et écrivain, elle était fascinée par les contes de fées et la mythologie. Née dans la bonne société anglaise, sa rencontre avec le surréalisme lors d’une exposition à Londres fut un déclencheur dans sa carrière artistique. Cette exposition permet d’apprécier son œuvre entre peinture et écrits, et présente également des éléments mobiliers entièrement peints par le couple Ernst-Carrington, vestiges de leur maison du Sud de la France.
Commissariat : Tere Arcq – Historienne de l’art. Carlos Martín – Historien de l’art.
usqu’au 19 juillet
Pour compléter la visite : une pièce de théâtre au TMG Montmartre Galabru, « Carpe Noctem », d’après la vie de Léonora Carrington et des artistes surréalistes. Auteur : Alicia Le Ridant. Paris 18e. Tous les dimanches à 16h.
Jusqu’au 26/04/26.
Renoir et l’amour – La modernité heureuse (1865-1885)
et Renoir dessinateur
Musée d’Orsay

Pour noyer son désespoir et tout oublier se plonger dans la joie de vivre des dessins et les peintures d’ Auguste Renoir (1841-1919) célébré par le Musée d’Orsay qui lui consacre deux expositions, c’est aussi une occasion de fêter non seulement les 40 ans du musée mais aussi les 150 ans d’un de ses chefs-d’oeuvre le Bal du moulin de la Galette. Proche de Degas, Caillebotte, Manet ou Monet, il est le « peintre de la vie moderne » selon Baudelaire. L’artiste n’a cessé de représenter le sentiment amoureux sous toutes ces formes – intime, filial, amical… et cette joie de vivre à Paris, notamment à la Grenouillère, où se retrouvait ce petit groupe d’artistes impressionnistes avec ce célèbre tableau Le Déjeuner des canotiers prêté par la Phillips Collection de Washington.
Chaque peinture et chaque dessin capture un instant de bonheur, dissipant l’idée reçue selon laquelle son oeuvre serait clichée. Son dernier grand tableau de cette période, Les Parapluies, rassemble tous ses thèmes de prédilection : foule, couple, famille. On remarque la modernité du trait dans le portrait de la femme au panier au premier plan. Cette peinture annonce une nouvelle ère, Renoir se lasse de l’impressionnisme, de la peinture sur le motif en plein air. Exposition coorganisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston.
Commissariat Paris :
Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay
Avec la participation de Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires, musée d’Orsay
Jusqu’au 19 juillet

Le triptyque de Moulins
Musée du Louvre

Chef-d’œuvre absolu de la peinture française à l’aube du XVIe siècle. Le triptyque de la Vierge glorieuse, dit Triptyque de Moulins. après sa restauration (2022-2025), est présenté au Louvre avant de retourner dans la cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation de Moulins.
Il a été peint par Jean Hey (actif en France de 1480 à 1500 environ). Sur le volet de gauche, on observe Pierre II de Bourbon en prière, accompagné par saint Pierre, au centre la Vierge et sur le volet de droite la duchesse Anne de Beaujeu et leur fille Suzanne agenouillées toutes les deux, sous la protection de Sainte Anne.
Jusqu’au 31 août


Romain Bernini, voyages à Giphantie
Fondation Henri Cartier-Bresson
En 2003, Henri Cartier-Bresson et Martine Franck ont fondé une institution dédiée à la photographie, tout en l’ouvrant à d’autres disciplines. En 2005, les sculptures de Giacometti ont été exposées, suivies des dessins de Saul Steinberg. Aujourd’hui c’est le peintre Romain Bernini qui est l’artiste invité. Celui-ci s’est inspiré du roman fantastique Giphantie de Charles Tiphaigne, publié en 1760, l’intrigue est une utopie dans le style de Jules Verne, l’auteur imagine toutes sortes d’inventions prémonitoires dont la photographie, 80 ans avant Niepce. (voir article précédent)
Jusqu’au 3 mai
Commissaire : Clément Chéroux, directeur, Fondation Henri Cartier-Bresson

Nicolas Daubanes
Musée de l’Armée
Nicolas Daubannes nous offre un dialogue avec ce musée de l’Armée, lieu particulier de mémoire des guerres, et conflits de notre histoire. L’artiste nous guide et met l’accent sur quatre thèmes qui l’ont marqué : l’insurrection, le paysage comme incarnation des questions mémorielles, l’enfermement lié à la répression et la résistance. Sa technique est très particulière et minutieuse, il utilise de la poudre de fer aimantée, le dessin étant réalisé à l’envers joue avec la poudre d’attraction. Parallèlement à cette exposition, Nicolas Daubannes était aussi présent jusqu’au 8 mars au Panthéon, invité par le CMN.

Nicolas Daubanes, né en 1983, vit et travaille à Perpignan. Explorant les limites de l’existence et de la condition humaine, il multiplie les expériences d’ateliers menés dans le milieu carcéral et les résidences d’artistes. Nicolas Daubanes est diplômé de l’école des Beaux-arts de Perpignan et pensionnaire de la Villa Médicis en 2024-2025.
Jusqu’au 17 mai
Commissariat : Laëtitia Desserrières et Julien Voinot

Visages d’artistes – De Gustave Courbet à Annette Messager
Petit Palais
j’ai croisé des visages d’artistes, vivants et morts, le double autoportrait hors échelle de Anne et Patrick Poirier, celui de Nathanaëlle Herbelin en maternité , un peu plus loin j’ai cru me voir dans un portrait de Sophie Calle, j’ai reconnu Pierre Bonnard avec ses petites lunettes rondes, dans une toile de Vuillard et Vollard dans une toile de Bonnard et encore un petit portrait de Vollard par Renoir, dans la grande galerie sur la droite, le portrait de Proud’hon par Gustave Courbet semble songeur devant l’animation autour de la peinture d’Apolonia Sokol…

Ce contrepoint contemporain proposé par la commissaire Sixtine de Saint Léger à dix femmes artistes donne un aperçu du portrait contemporain en regard aux collections du musée.
C’est la dernière exposition d’Annick Lemoine, nouvelle présidente des musées d’Orsay et de l’Orangerie.
Jusqu’au 19 juillet

Face au ciel, Paul Huet en son temps
Musée de la Vie Romantique
Après fermeture pour travaux, le musée tant apprécié par les touristes, ouvre à nouveau ses portes avec cette nouvelle exposition sur Paul Huet. Au pied de Montmartre, ce lieu incarne le Paris romantique de la Nouvelle Athènes de George Sand et Chopin. Influenceurs et influenceuses affluent de tous horizons pour profiter de son ravissant jardin et de ses roses parfumées.

Adya et Otto van Rees, au coeur des avant-gardes
Musée de Montmartre
Jusqu’au 13 septembre
Derniers jours : La photographie à tout prix. Une année de prix photographiques
BNF François-Mitterrand – Allée Julien Cain
Encore quelques jours pour découvrir cette édition des différents prix consacrés à la photographie : le Prix Niépce Gens d’images : Ed Alcock, lauréat du prix Niépce 2025

Le Prix Niepce : Ed Alcock, lauréat du prix Niépce 2025
Le Prix Nadar Gens d’images : Simon Vansteenwinckel – Aux Ombres
La Bourse du Talent : Sasha Mongin – Le mourant qui ne mourait pas, Santanu Dey – Brackish Tearset Aria Shahrokhshahi – Wet Ground
Le prix Camera Clara : Randa Mirza, lauréate du prix Camera Clara 2025
Bientôt
La Sirène et le Poète
Musée Gustave Moreau
A partir du 25 mars
Dans quelques jours on pourra admirer le dessin juste restauré de La Sirène et le Poète, ultime chef-d’oeuvre de Gustave Moreau, réalisé suite à la commande d’un carton de tapisserie pour la Manufacture des Gobelins.



