Taher Chemirik, joaillier- sculpteur de nos rêves…

Atelier de Taher Chemirik ©Nathalie Mourot
Atelier de Taher Chemirik
©Nathalie Mourot

Chers lecteurs, aujourd’hui je voulais vous parler de ma rencontre avec Taher Chemirik (né en 1955)  qui expose en ce moment ses bijoux sculptures dans la galerie de Naïla de Monbrison.

Naïla, fut une des premières a exposer des bijoux d’artistes en 1987, aimant les arts premiers et les bijoux, elle a voulu associer les deux.

Une façon différente de voir les bijoux, elle les choisit au feeling, il faut que les bijoux aient une certaine force, un coup de foudre entre elle et eux.

Naïla de Monbrison : « …collectionnant les bijoux ethniques qui sont toujours très forts et qui ont un sens, aimant l’art contemporain, je me suis dit :  à la fois l’art contemporain avec ce côté sculpté, et l’esprit des bijoux traditionnels, tout cela lié ensemble a donné un goût , et Taher est le tout …! »

Naïla de Monbrison dans sa galerie.

Homme aux multiples facettes, Taher a commencé avec Jean-Luc Boutté de la Comédie Française. C’est Catherine Samie, sociétaire honoraire, qui a joué dans le « Peer Gynt » mis en scène sous la nef du Grand Palais par Eric Ruf, qui lui conseille de rencontrer Jean-Luc Boutté, ce dernier le reçoit, regarde ses cartons à dessins et lui annonce tout de go : On est prêt pour l’aventure ! et là il se lance. Il réalise alors tous les costumes pour Carmen avec des matières qu’il collecte dans les marchés et imagine des bijoux devant être vus de loin.

La pierre est son inspiratrice

Pour Taher, c’est la pierre qui le guide, il la prend telle quelle, elle l’inspire dans sa création et cela donne ces bijoux sculptures imposants, ornés de coraux, ébène, lapis lazuli, malachite…il n’hésite pas à mélanger des matières plastiques aux métaux précieux.

Atelier de Taher Chemirik ©Nathalie Mourot
Atelier de Taher Chemirik
©Nathalie Mourot

A chaque fois c’est une pièce unique qui sort de son imagination.

Taher Chemirik : « mes bijoux  sont des sculptures fonctionnelles, ils peuvent être portés mais ils sont aussi beaux comme objets décoratifs. »

Il crée selon son inspiration du moment. J’ai appris également, et cela ne me surprend pas du tout, qu’il nourrissait une grande admiration pour le sculpteur Constantin Brancusi (1876-1957).

Taher Chemirik Paravent acheté par le MAD - Museum of Arts and Design - de New-York en 2015. ©Alain Cornu
Taher Chemirik
Paravent acheté par le MAD – Museum of Arts and Design – de New-York en 2015.
©Alain Cornu

Taher est un artiste très libre, s’intéressant à tout, curieux, tout l’inspire,  des formes, des matériaux improbables, il se laisse bercer par son instinct, observant son entourage, il dessine, assemble, transforme, sculpte des formes.

Dans son atelier, dans une inspiration très surréaliste, on trouve accrochées les jambes grillages des Gueules cassées de la guerre 14-18 ou aussi une jambe en bois de la seconde guerre mondiale et bien d’autres objets insolites dans un désordre très organisé.

Sur les murs, nous pouvons y lire  des petites phrases , des proverbes..

D’ailleurs, nous sommes accueillies par cette pancarte : Tout va bien se passer , le ton est donné !

Un vrai cabinet de curiosités : des objets insolites sont rangés un peu partout, parmi ses créations : des bracelets manchettes, des bagues « coups de poing » imaginées pour Chanel, ou encore des anneaux pour Roger Vivier, un mannequin qui porte une de ses oeuvres pour Paco Rabane, des pierres sont posées sur une étagère…

Taher crée aussi des pièces de mobilier,  comme ses paravents impressionnants qui sont des sculptures mobiles, ou pourquoi pas des sortes de décors, qui permettent d’inventer des nouvelles pièces ou  aussi peut-être d’en fermer l’accès..

L’un d’eux a été acquis par le MAD,  le musée des Arts Décoratifs de New York.

Au fond de l’atelier se trouve un paravent fabriqué à partir d’agates, un volcan en éruption comme l’explique l’artiste qui a voulu par cette oeuvre exprimer sa colère.

Celle-ci est rare,  et fait place à une joie de vivre qui se mêle à une grande sensibilité et j’aime la poésie de ses feuillages sculptés que j’aperçois dans son atelier.

Après avoir essayé toutes sortes de colliers, que Taher trouve très beaux légèrement dissimulés  par un chemisier, des manchettes sculpturales, je quitte Taher l’enchanteur, très heureuse de ma visite…

Florence Briat Soulie

Taher Chemirik ©Nathalie Mourot
Taher Chemirik
©Nathalie Mourot

Galerie Naïla de Monbrison – 6 rue de Bourgogne – 75007 Paris . Exposition Taher Chemirik jusqu’au 27 juin.

 
du mardi au samedi : 11 h-13 h 30 et 14 h 30-19 h.
 

taher.chemirik@gmail.com

Exposition  : « Dans la ligne de mire » Musée des Arts Décoratifs (septembre 2013-mars 2014)  – Les Arts Décoratifs 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.

Atelier de Taher Chemirik Paravent
Atelier de Taher Chemirik
Paravent ©Thegazeofaparisienne

 

 

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