Seurat’s Circus Sideshow au MET opening tomorrow !

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Georges Seurat (French, 1859–1891). Circus Sideshow (Parade de cirque), 1887–88. Oil on canvas. The Metropolitan Museum of Art, Bequest of Stephen C. Clark, 1960

L’univers du cirque suscite souvent beaucoup de mélancolie. 

Tout d’abord le cirque nous ramène à notre enfance, il nous rappelle ces moments d’innocence, de rires et parfois de pleurs. 

 
Le cirque est à la fois joyeux, à la fois triste. Le cirque est synonyme d’ambiguïté. Le sort des animaux est souvent au coeur des débats. 
 
Entre 1870 et 1914, Paris s’impose comme la capitale du cirque. La littérature quelques années auparavant explore déjà le thème du fantasque et du grotesque; Quasimodo de Victor Hugo, Pierrot de Schoenberg et Fantasio de Musset. Le clown devient une figure littéraire (Gautier, Baudelaire, Mallarmé). 
 
L’exposition au MET “Seurat’s Circus Sideshow” est une exposition dédiée à une seule oeuvre, La Parade du Cirque, 1887-88, Georges Seurat (1859–91) qui  est aussi le titre de l’exposition.

 
Les autres oeuvres, principalement des dessins, sont accrochés dans ces couloirs sombres et biscornus. Quelques instruments de musiques tentent de donner du corps à l’exposition. On s’amuse à regarder quelques toiles de très petit format de Pierre Bonnard et Pablo Picasso ; ce ne sont pas les plus réussies ! 
 
Certains dessins au crayon me touchent, j’aime particulièrement Eden Concert, 1886 une jeune fille à la cambrure délicate et subtile. Elle est à la fois élégance, innocence,  tout en suscitant une certaine forme de désir. J’aime sa posture, sa façon de se tenir, son jupon gonflé et ses lèvres bien dessinées.  Ce dessin est d’une expressivité la plus folle. C’est une réelle atmosphère qu’il dépeint, qu’il raconte. 
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Eden Concert, ca. 1996-87, conté crayon, gouache, chalk, and ink on paper, Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent Van Gogh Foundation) 
 
J’aime aussi le dessin au crayon “Two Clowns,”, une parade, 1886. Ces silhouettes en pointillés sont belles, une lumière diffuse inonde le dessin d’une façon difficilement descriptible.  
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Pierrot and Colombine, ca 1886-88, Conté crayon on paper, Kasama Niched Museum of Art 
Les caricatures de Daumier ne manquent pas, les affiches en lien avec le Cirque non plus. L’exposition tente de placer le visiteur dans un certain contexte afin d’expliquer et de mettre en avant l’importance de Circus Sideshow dans leur collection. C’est une sorte de prétexte afin de faire valoir une de leur oeuvre. 
 
Le musée d’Orsay dispose aussi d’une oeuvre de Seurat sur le thème du cirque : Le cirque, 1890-1891; Huile sur toile, H. 186 ; L. 152 cm. “Faisant suite à Parade et Chahut, Le cirque est le troisième volet d’une série consacrée par Seurat aux attractions populaires de la ville moderne, aux spectacles nocturnes”.On regrette l’absence de ces deux autres toiles sur le thème du cirque. Le rassemblement de ces trois oeuvres semble pourtant à la portée du MET. Chahut se trouve au Kröller-Müller Museum à Otterlo aux Pays-Bas. La mise en exergue des ces trois oeuvres majeures aurait donné à mon avis,  plus de sens à cette exposition. 

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Georges Seurat (1859-1891)Circus1890-1891Oil on canvas H. 186; W. 152 cm, Paris, Musée d’Orsay John Quinn bequest, 1924

 
Cependant, je suis tout de même heureuse d’admirer La Parade du Cirque, oeuvre exposée au Salon en 1888 avec les dessins du café concert. 
On s’amuse à parcourir le “musée imaginaire” du peintre, les nombreux éléments qui ont participé à la création de cette oeuvre, à la construction de son imaginaire. On aime en particulier la roue colorée du peintre français Louis Hayet (1864-1940). L’artiste s’amusait à offrir ces roues aux couleurs complémentaires à ses amis (Seurat, Signac et Pissarro) afin de les aider dans leurs recherches. 
En pensant à Seurat, je ne peux m’empêcher de penser à ce chef d’oeuvre de la peinture : Un dimanche après midi à l’île de la Grande Jatte, ce tableau appartient à l’Art Institute de Chicago, et n’en sort jamais, sauf une fois pour une exposition à New York, au MoMA en 1958,  où il a failli être perdu pour toujours ! En effet, il y eut un incendie, et les pompiers  avaient perdu trace de la peinture, heureusement tout s’est bien terminé et l’oeuvre a pu retourner à Chicago !
Emilie Julie Renault

The Met Fifth Avenue
Galleries 964-965, Robert Lehman Wing

From February 17, 2017 – May 29, 2017 

 

 
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Louis Hayet, Color Wheel, 1886, Watercolor and gouache on paper, laid down on board, The Ashmolean Museum, Oxford, Presented by John Reward, 1979 

 

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