Christo et Jeanne-Claude, Paris ! Emballée !

Christo Vladimirov Javacheff (13 juin 1935-31 mai 2020)

Jeanne-Claude de Guillebon (13 juin 1935 -18 novembre 2009)

A droite : : Peinture émaillée, peinture à la colle, sable et métal sur panneau 163 × 123 cm Centre Pompidou, Musée national d’art moderne Don de l’artiste en 2019 © Christo 1960 © The Gaze of a Parisienne

Oui j’étais emballée par l’artiste, par le couple qu’il formait avec Jeanne-Claude. Tous les deux nous offraient l’irréalisable, les rêves devenaient réalité et c’était beau. Mon premier contact, visuel et sensoriel avec Christo et Jeanne-Claude, fut en 2016 la rétrospective à la fondation Maeght, avec le Mastaba installé dans la cour Giacometti : assemblage impressionnant de barils de pétrole de toute les couleurs, visant à préfigurer son projet de grand Mastaba dans le désert, à Abu Dhabi, projet initié dans les années 70, et qui poursuit le travail créatif sur les barils de pétrole de la rue Visconti.

2020, une année forte, hasard du destin, la disparition de l’artiste au moment où Paris s’offrait à lui à nouveau : pour une exposition au Centre Pompidou et dans un an l’empaquetage de l’Arc de Triomphe. Sa disparition ne pouvait être que plus troublante car elle intervenait au moment où la planète était elle-même « empaquetée », confinée, emballée sur elle-même. Voilà un sujet d’interrogation artistique pour un créateur dont l’un des premiers gestes a été aussi un manifeste politique et architectural, avec les barils de la rue Visconti, en juin 1962, aussi baptisé le « rideau de fer ».

Barils de pétrole empaquetés 1958-1961

Depuis le Pont Neuf (1985), le souvenir de cette œuvre éphémère de 15 jours est ancré éternellement dans le cœur des Parisiens, ce serait comme si Christo nous appartenait un peu et que le destin avait décidé que ses premiers et derniers projets se feraient à Paris.

Christo et Jeanne-Claude ne resteront que quelques années à Paris, qu’ils quitteront en 1964 pour New-York où ils s’installeront définitivement. Mais ces années parisiennes sont fondamentales dans leur carrière.

Une vie, un roman

1958 – Arrivée de Christo à Paris

« Paris est la ville où toute la beauté du monde s’est rassemblée » lettre de Christo à ses parents , 17 avril 1958. Archives Christo , New-York – Catalogue de l’exposition p. 153

Photomontage de deux photographies de Shunk-Kender 25,2 × 70,8 cm Collection de l’artiste © Christo 1962 Photo © Shunk-Kender

Après avoir terminé les Beaux-Arts à Sofia en Bulgarie, où il apprend le dessin, la peinture, l’architecture , Christo fuit le régime communiste de son pays, il se retrouve à Vienne où il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts puis il fait un séjour en Suisse, et arrive enfin à Paris. Il y fait des rencontres décisives, celle du coiffeur Jacques Dessange, qui lui prête une chambre de bonne avec vue sur l’Arc de Triomphe et lui présente des clients potentiels comme la mère de Jeanne-Claude, la très belle Précilda de Guillebon qui lui demande de faire son portrait. Très drôle et toujours vive et enjouée dans le film-documentaire d’Albert et David Maysles consacré au projet du Pont-Neuf, Precilda de Guillebon fait le récit de sa première rencontre avec l’artiste, qui a un peu le physique et l’allure du héros de Cabu, le Grand Duduche.

« Ce n’est pas une faveur que je vous demande (pour mon portait) mais un rendez-vous ». Précilda de Guillebon

Le dialogue, savoureux, souligne déjà toute l’élégance de Christo sans sa volonté farouche et ombrageuse d’indépendance, qu’il conservera toute sa vie.

Jeanne-Claude, une rousse flamboyante comme empaquetée

En venant livrer le portrait de la femme du général de Guillebon, directeur de l’école Polytechnique, à l’époque au flanc de la montage Sainte-Geneviève, dans le quartier latin, Christo fait la connaissance de Jeanne-Claude « rousse flamboyante comme empaquetée d’un film plastique » qui deviendra sa femme et à partir de ce moment là ils seront Christo et Jeanne-Claude, un couple dans l’art. Le spectateur devine dans ce tableau la sensualité de Jeanne-Claude, magnifiée par le voile plastique qui l’entoure et suggère comme le drapé d’un péplos antique. La charge érotique est évidente et transgressive mais reste tout en nuance : c’est l’art du peintre de suggérer dans l’oeil de celui qui regarde. Bien sûr, chaque spectateur apporte son expérience et la subjectivité de son époque, de sa mémoire mais ce portrait ne peut qu’évoquer à l’auteur le beau film de Ridley Scott, « Blade Runner », et l’apparition sublime de Sean Young dans le rôle de l’androïde répliquante. Regardez : la gemellité est saisissante.

Portrait empaqueté de Jeanne Claude, 1963. polyethylène, codeau, huile sur toile signée Javacheff, monté sur panneau de bois peint. 78,5 x 51,1 x 51,1 cm. Collection Museum of contemporary Art San Diego. Gift of David C. CopleyFoundation, 2013.50

Tous leurs rêves , ils les projetteront, les fabriqueront ensemble plus de 50 années durant.

Une exposition au Centre Pompidou

Sophie Duplaix, commissaire de l’exposition a conçu une exposition axée sur les années parisiennes du couple Christo et Jeanne-Claude Paris ! – Même si Christo et Jeanne-Claude n’ont vécu à Paris qu’entre 1958 et 1964, Paris a été au coeur de leur travail créatif. Il est assez ironique de penser que Paris, ayant été détrôné par New York comme capitale mondiale de l’art (en 1964, Robert Rauschenberg est consacré par la Biennale de Venise), conserve auprès de Christo sa puissance artistique. ll faut savoir que 11 projets à Paris ont été imaginés, 6 seront réalisés. Des années essentielles dans la genèse de l’artiste, on découvre dans la première salle des oeuvres jamais vues, restées dans son atelier parisien, Christo aimait beaucoup Dubuffet et on ressent cette inspiration dans ces Cratères des années 59-60 qui font également penser au travail de Fontana (une photo le présente d’ailleurs dans le catalogue avec Raymond Hains et Lucio Fontana en 1964). Une de ces oeuvres fait désormais partie des collections du musées, un don de l’artiste en 2019.

Une exposition émouvante, non seulement par la découverte de ces premières oeuvres mais aussi par la scénographie qui nous invite dans sa ‘galaxie », je pense à ce happening de 1964 Métamorphoses, l’aventure de l’objet place du Trocadéro filmé par Jean Antoine, une véritable chorégraphie, Christo tout jeune, apparait et emballe la sculpture avec dextérité. Un peu plus loin, dans les derniers mois de sa vie, un film très émouvant le montre en octobre 2019, très affaibli dans son studio à New-York, dessinant sans relâche, avec cette force qui le caractérise, toujours seul, sans assistant, fabriquant même le cadre.

Au centre : Petit cheval empaqueté, 1963 Tissu, ficelle, cordeau, petit cheval à roulettes 40,6 × 50,8 × 12,7 cm The Private Collection of the late Jan Van der Marck, États-Unis © Christo 1963

Sophie Duplaix a articulé cette exposition en trois temps, les premières oeuvres de l’atelier en parallèle du rideau de fer de la rue Visconti, les empaquetages d’objets, les visages dont celui de Brigitte Bardot (cliente de Jacques Dessange), suivent pour terminer par le projet du Pont Neuf.

1963, iI utilise le petit cheval de son fils Cyril pour l’empaqueter, celui-ci sert de modèle à un plus grand qui devait être exposé sur l’esplanade du Palais de Tokyo et dont la réalisation est confiée à Hains, il sera finalement exposé à l’intérieur du musée d’art moderne de la ville de Paris et décevra Christo, absent, sur un autre projet à cette époque là.

Expo Christo © The Gaze of a Parisienne

Le cheval devait être une réponse au Dada « l’emballage de neo-dada en bois de palissade »   Voir la réponse de Raymond Hains  «  le néon dada emballé ou l’art de se tailler en palissade« 

Il est important de savoir que Jeanne-Claude et Christo n’hésitent pas à déléguer, cela fait partie du processus, dès les premières années de leur carrière, ils ont souvent plusieurs projets en cours en même temps.

Indépendance à tout prix

Un premier geste fort le 27 juin 1962 est celui à Paris dans le 6e rue Visconti,  une réponse au mur de Berlin, une installation éphémère sans autorisation : le Rideau de fer . un empilement de barils formant barrage qui ne restera que quelques heures en place, Christo embarqué par la police promet de ne surtout pas recommencer !

En Mai 68 drôle de coïncidence, Christo expose une pyramide de barils au Musée d’art moderne de la ville de Paris  pour le salon des artistes de mai 68, cette installation sera vandalisée par un groupuscule d’extrême-droite. Il est intéressant de souligner l’interaction entre l’art et la société, cette interaction et la contestation étant finalement consubstantielles à l’art vivant. Chaque époque a finalement la mémoire courte et oublieuse, et nous aurions tort de penser que l’art des années 60 ne provoquait pas, ne dérangeait pas, ne transgressait pas : la preuve en est donnée par le vandalisme dont l’oeuvre de Christo a été victime. Cette virulence dans les réactions se répète à 20 ans d’écart avec le Pont-Neuf empaqueté (1985).

Indépendant, il ne voulait appartenir à aucun mouvement.

The Pont-Neuf Wrapped (Project for Paris) – [Le Pont-Neuf empaqueté (Projet pour Paris)] Dessin, 1985 Mine graphite, pastel, fusain, crayon à la cire, impressions à l’encre et colle sur papier contrecollé sur carton. Diptyque : 38 × 244 cm et 106,6 × 244 cm / Collection de l’artiste / © Christo 1985

L’indépendance économique des Christo est le garant de leur liberté artistique

L’oeuvre de Christo se divise en deux temps : la partie atelier avec les dessins et sur place, et les installations temporaires. Comme il le dit lui-même dans le documentaire des frères Masyles, il y a le software (la préparation) et le hardware (l’installation) : c’est ce processus continu qui est la marque créatrice de Christo.

Jeanne-Claude : « Christo dépense pour ses projets l’argent qui est à lui et qu’il pourrait dépenser à n’importe quoi d’autre, il pourrait acheter des diamants à sa femme. Christo fait des dessins qui sont très beaux et qui ont une valeur marchande beaucoup plus élevée aujourd’hui qu’il y a 25 ans,  bien sûr. Il vend ses dessins à des musées, à des galeries et à des collectionneurs privés. Et avec l’argent nous le dépensons pour notre plaisir et notre plaisir c’est de faire les projets de Christo »

Les projets sont financés par les vente des oeuvres originales préparatoires (dessins, collages, maquettes) et des lithographies. Au moment ou l’oeuvre d’art se transforme petit à petit en actif financier, ce modèle est une force car il préserve la liberté de l’artiste. Vous pouvez être propriétaire d’une étape, d’une esquisse mais jamais de sa réalisation, dont vous n’avez que les traces.

Christo par Laure Martin-Poulet pour The Gaze of a Parisienne & Spirit Now London
Maurice Renand met à disposition les ateliers de la Samaritaine pour construire la maquette du Pont Neuf réalisée par les étudiants en architecture ou aux Beaux-Arts et exposée dans les vitrines de la Samaritaine pour la montrer aux parisiens

Christo est un conquérant , cela lui plaît de demander l’impossible et de le rendre possible, même si chaque conquête est un vrai parcours du combattant. A chaque projet se met en place une nouvelle structure, la création d’une société et une équipe. Sa persévérance et son opiniâtreté sont légendaires : l’instant suffit, comme pour le jaillissement de la rue Visconti, mais parfois il faut 10 ans comme pour le Pont-Neuf. Comme les oeuvres s’installent dans l’environnement urbain ou naturel, Christo doit vaincre les multiples embûches bureaucratiques et politiques. Tel le narrateur de Kafka dans le Château, il doit ouvrir les multiples portes des autorités pour obtenir les autorisations. Pour le Pont-Neuf, c’est la méthode de la persuasion par les habitants qui a été retenue : l’adhésion de la population du quartier, des commerçants et des associations a été fondamentale pour obtenir les feux verts politiques, de la Marie de Paris comme de la Préfecture de Police. Les équipes de Christo ont accompli un travail de médiation, sur le terrain, dès 1979-1980, pour convaincre les habitants : c’est une belle leçon d’actualité, pour notre époque qui ne jure que par la démocratie participative !

Du rêve à la concrétisation.

Rien ne les arrête, tout devient possible, même marcher sur l’eau, ce sera The Floating Piers en Italie, sur le lac d’Iseo en 2016 ( voir le très beau documentaire visible en replay sur Arte)

Le Pont Neuf 1975-1985

Un nouveau chapitre de l’histoire de l’art

Le Pont Neuf – Archives

Selon Christo : Paris  n’est ni une place militaire, économique ou encore religieuse mais c’est un centre culturel  !

Le Pont-Neuf est pour moi le projet le plus romanesque si évocateur de l’histoire de Paris, un sujet de cinéma . 

Projet du Pont-Neuf : Tissu (archives)

Il faudra  plus de 10 ans pour que le projet puisse voir le jour le 22 septembre 1985 , ce qui n’est pas si long comparé à d’autres projets comme le Reichstag où il aura fallu 25 ans de tractations.

C’est aussi comme à chaque fois la constitution d’une équipe rejointe par une certaine étudiante en histoire de l’art : Laure Martin-Poulet. La rencontre se fait le 13 mai 1981, donc immédiatement après l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981, lors d’un colloque à l’Ecole polytechnique. A la fin de l’intervention, Laure propose à Christo d’être médiatrice bénévole sur le projet du Pont Neuf, offre acceptée ! Et au moment de la réalisation, en 1985, elle deviendra responsable du bureau de presse 

Très amusant de retrouver les rendez-vous avec la garde rapprochée dans l’agenda de Jeanne-Claude où sont consignés scrupuleusement tous les rendez-vous, réunions, déjeuners.. avec très souvent les mêmes noms qui reviennent dont celui de Laure qui prend les rênes du bureau de presse .  Tous n’hésitent pas à faire du porte à porte pour convaincre les Parisiens. 

« L’Art doit contester ! » Georges Pompidou

Une amie de Jeanne-Claude, Carole Weisweller met en relation le couple avec Claude Pompidou qui possédait déjà une oeuvre de Christo, qui se trouvait dans le bureau de Georges Pompidou, à l’Elysée. Le même Georges Pompidou dont la phrase est inscrite au fronton du centre Pompidou, « L’Art doit contester ! »

1,2 million de francs sera le prix de l’opération du Pont Neuf, évidemment autofinancée par la vente des dessins.

Un film des frères Maysles : « Christo in Paris » (1979-1990)

Il ne s’agit pas de Midnight in Paris mais du film est à voir absolument, celui des frères David et Albert Maysles Christo in Paris sur le projet du Pont Neuf. Il est projeté dans une des salles de l’exposition, on suit le couple à la Mairie de Paris, les rencontres avec Jacques Chirac, alors maire de Paris,  une autre époque où on fumait des cigarettes en discutant au coin du feu, le couple est accompagné du père de Jeanne-Claude, le général de Guillebon, on aperçoit la jeune Françoise de Panafieu, alors au cabinet du maire, ainsi que le directeur des affaires culturelles de la ville, Michel Boutinard-Rouelle, et le chef de projet, Johannes Schaub. S’agissant du directeur des affaires culturelles de la ville de Paris, point de passage obligé pour tout accès au Maire de Paris, le film s’ouvre par une saynète délicieuse où la secrétaire de Michel Boutinard-Rouelle explique qu’il ne faut pas surtout pas dénaturer ou défigurer le Pont-Neuf par un geste artistique alors que, dans son bureau, Michel Boutinard-Rouelle apporte son soutien au projet.

« RIEN DU TOUT , MONSIEUR LE MAIRE ! »

Christo et Jeanne-Claude sont reçus, avec Johannes Schaub, par Jacques Chirac et Françoise de Panafieu, adjointe au Maire de Paris, à l’Hôtel de Ville, le 21 février 1982. Au cours de ce rendez-vous filmé par les frères Maysles, Jacques Chirac, favorable au projet, précise qu’il n’accordera formellement son autorisation qu’après les prochaines élections, prévues au printemps 1983. © Christo 1982 / Photo © Wolfgang Volz

Un dialogue savoureux se noue entre l’artiste et Jacques Chirac, le saltimbanque et le politique, dont le spectateur sent la tension entre le soutien au projet et les risques électoralistes. A la question-clé de tout édile, « combien cela va-t-il coûter au contribuable ? », Christo se l lève, et de manière théâtrale, déclame devant un Jacques Chirac mi-amusé, mi -médusé : « RIEN DU TOUT , MONSIEUR LE MAIRE ! »

Les frères Maysles sont les auteurs du documentaire sur la tournée des Rolling Stones « Gimme Shelter » en 1969 et celui étonnant des deux sœurs Bouvier, la tante et la nièce de Jacky Kennedy et de Lee Radziwill datant de 1976  « The Beales of Grey Gardens »

« Ping-pong » politique

Très amusants ces allers retours des politiques, qualifiés de jeu de ping-pong par Jeanne-Claude, celui de Chirac est excellent , un oui puis un non non officiel et finalement, il s’autoproclame le jour de l’inauguration :

Jacques Chirac, le jour de l’inauguration. : « C’est vraiment une réussite. J’ai donné le premier mon autorisation »  il continue en précisant que pour des raisons juridiques il a fallu l’intervention de Jack Lang .

Le Pont Neuf est un sujet qui a beaucoup inspiré les artistes

Pour convaincre et obtenir les autorisations nécessaires, il explique que contrairement à une peinture de Marquet et Derain où le Pont Neuf est transformé sur un support, il s’agira d’une œuvre d’art  in situ où le Pont Neuf change aussi d’apparence mais seulement pour un temps. Comme l’indique Christo dans le documentaire, l’oeuvre évolue dans le temps et l’espace, elle n’est pas figée comme un tableau ou une installation. L’empaquetage la rehausse de ses voiles et de son tissu, les jeux de lumière et du vent modifient son aspect. C’est toujours le Pont-Neuf sujet de prédilection des artistes mais l’architecture se modifie avec son oeuvre, avec sa représentation, tout en étant de l’ordre de l’éphémère : elle est ainsi appelée à disparaître avec le temps. L’oeuvre est ainsi dynamique : elle s’inscrit dans un processus créatif (le « software » puis le « hardware ») mais elle interagit avec son environnement et avec le spectateur, qui devient aussi un acteur, un participant, le Pont-Neuf étant resté ouvert à la circulation piétonne et automobile. C’est d’ailleurs le propre des oeuvres de Christo que de s’offrir ainsi dans l’environnement à la circulation de toutes et de tous.

Laure Martin & Marie-Laure de Clermont-Tonnerre / Spirit Now London – Christo Paris © The Gaze of a Parisienne

1985 Le Pont Neuf qui était devenu le plus vieux pont de Paris s’habille de modernité grâce à Christo et Jeanne Claude, les promeneurs investissent la place, s’installent dans les alcôves, passent et redécouvrent son architecture, ce lieu de vie de plus de 400 ans sur la Seine en passant par l’Ile de la Cité.

Une exposition à ne pas manquer qui ouvre enfin ses portes et qui nous fait rentrer dans la vie du créateur, qui était aussi un couple, Christo et Jeanne-Claude. Pour ceux qui aiment les anecdotes ou la prédestination, la symbolique les a fait naître le même jour, le 13 juin 1935 : ils étaient donc fait pour se rencontrer. Christo et Jeanne-Claude se poursuivent avec l’empaquetage de l’Arc de Triomphe. L’oeuvre devait être visible à la fois lors des Journées du Patrimoine et de la Nuit Blanche, avec le concours du centre Pompidou et du centre des monuments nationaux. Finalement en raison de la crise sanitaire, l’opération est reportée à l’automne 2021, belle suite pour l’exposition Christo et Jeanne-Claude du Centre Pompidou.

Florence Briat Soulié

INFORMATIONS

Christo et Jeanne-Claude Paris !

Centre Pompidou

1er juillet – 19 octobre 2020

Galerie 2, Niveau 6

Commissaire Sophie Duplaix

L’Arc de Triomphe empaqueté

18 septembre – 3 octobre 2021. 

Une œuvre temporaire à Paris en étroite collaboration avec le CMN Centre des Monuments Nationaux et le Centre Pompidou.

Laure Martin et Sophie Duplaix commissaire de l’expo Christo Paris © The Gaze of a Parisienne

REMERCIEMENTS :

A Sophie Duplaix, commissaire de l’exposition, pour ses explications et son aide précieuse.

A mon amie Laure Martin, présidente du projet de l’Arc de Triomphe en 2021

A Vladimir Yavachev, neveu de Christo et directeur du projet de L’Arc de Triomphe empaqueté.

Tous les trois ont accepté de participer à un webinar exceptionnel sur Christo et Jeanne-Claude en collaboration avec Spirit Now London en septembre prochain

Christo – L’Arc de Triomphe empaqueté (Projet pour Paris, Place de l’Etoile-Charles de Gaulle)
Dessin, 2019, en deux parties : 38 x 165 cm et 106,6 x 165 cm, crayon, fusain, pastel, crayon à la cire, peinture émaillée, carte et échantillon de tissu, photo: André Grossmann, © Christo 2019

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