Save the date février 2025
5 expositions à voir à Paris : Chiharu Shiota, Ribera, Edi Dubien, Cimabue, Laïa Abril, Quand les artistes pensent l’économie
Chiharu Shiota – The Soul Trembles, au Grand Palais
Jusqu’au 19 mars
Une exposition co organisée avec le Mori Art Museum Tokyo.
« Les fils s’emmêlent, s’entrelacent, se cassent, se defont. D’une certaine façon, ils symbolisent mon état mental vis-à-vis de la complexité des relations humaines. »
Chiharu Shiota

Le fil rouge qui relie les âmes en errance ou en partance vers l’au delà, les habits, notre peau extérieure, les pelotes de ficelle, notre cocon protecteur… suivre le fil « des frémissements de l’âme » de l’artiste japonaise. Chiharu Shiota (née en 1972 à Osaka au Japon), tisse un univers matriciel qui représente ce qui nous relie mais aussi ce qui nous sépare. Un monde à la fois violent et protecteur, nous retrouvons toute cette dualité dans ses installations. (cf article précédent).
Commissariat : Mami Kataoka

Ribera, Ténèbres et lumière au Petit Palais
Jusqu’au 23 février

A voir absolument en face du Grand Palais, l’héritier terrible du Caravage : Jusepe de Ribera (1591-1652), peintre d’origine espagnole qui fit toute sa carrière en Italie. Des portraits réalistes, cruels parfois, sans artifices, Ribera peint ce qu’il observe. Etrange comme la femme à barbe qui allaite ou encore effrayant, comme ce tableau qui montre la violence de la beauté sous les traits d’Apollon, dépeçant le satyre Marsyas. Les portraits de Pythagore reconnu grâce à une inscription, ou encore Heraclite, la larme à l’oeil, tous les deux sont à rapprocher de la série des philosophes mendiants que le duc d’Alcalá commande au peintre.
Commissariat : Annick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit Palais.

S’éclairer sans fin, Edi Dubien au Musée de la Chasse et de la Nature
jusqu’au 4 mai
Edi Dubien (né en 1963), autodidacte représente la nature, les animaux et leurs relations avec les humains. L’artiste invite le visiteur à une prise de conscience de notre environnement. C’est une oeuvre très poétique qui s’inscrit parfaitement dans les collections du musée de la Chasse.
« Mon travail, si on le regarde bien, n’est pas juste une célébration de la nature et des animaux. Il parle de réparation et d’échange. »
Edi Dubien
Commissariat de l’exposition : Rémy Provendier-Commenne, responsable des collections du Musée de la Chasse et de la Nature
Avec le soutien de la Galerie Alain Gutharc
Infos Musée de la Chasse et de la Nature. 62, rue des Archives. 75003 Paris

Edi Dubien,
Sans titre, 2020,
aquarelle et crayon sur papier
110×75cm
Photo : © Musée de la Chasse et de la Nature – David Giancatarina – adagp, Paris 2024
Laia Abril, on mass hysteria, une histoire de la misogynie LE BAL
Jusqu’au 18 mai
La photographe Laia Abril(Barcelone, 1986) s’est intéressée aux phénomènes d’hystérie collective qui touchent des jeunes femmes à travers le monde, on les accuse avec une grande facilité de « chercher à attirer l’attention », « d’être sous l’emprise de leurs hormones ». Laia Abril nous démonte ses idées. toutes faites et misogynes, et, grâce à ses recherches, les témoignages recueillis par l’artiste, les photographies et vidéos, on se rend compte que ces manifestations hystériques ont des causes réelles et graves et ne sont pas juste des réactions simples réservées à la condition féminine qui serait plus émotive. Une exposition très intéressante qui vaut le détour. Vous pouvez également vous inscrire pour assister à des tables rondes, conversations organisées autour de l’expo. Cette exposition présente le dernier volet de Laia Abril de son travail au long cours consacré à l’histoire de la misogynie.

L’exposition est coproduite par LE BAL, Photo Elysée, The Finnish Museum of Photography et la galerie Les filles du calvaire.
Infos LE BAL, 6 impasse de La Défense – 75018 Paris
Quand les artistes pensent l’économie, espace Topographie de l’Art
15 rue de Thorigny – 75003 Paris / Du mardi au samedi 14h – 19h //: entrée libre.


Si le terme économie figure déjà dans le vocabulaire des grecs et des romains, il a fallu attendre quelques siècles pour qu’il reprenne une place significative dans une réflexion théorique et dans les usages. Comme l’indique son étymologie, on entendait par économie « le fait de bien gérer sa maison ».
Françoise Paviot, commissaire de l’exposition (extrait)

© Jürgen Nefzger, Collection privée. « Vall Fosca », 2015. Série de 6 oeuvres. Tirage pigmentaire sur papier Canson baryta 340gr, 75 x 60 cm. Ce travail bénéficié de l’aide à la création documentaire du CNAP. © Jürgen Nefzger.
Au premier plan : Vera Röhm « Hasard et nécessité », 1998/2004. Boules de marbre de Carrare noir, blanc et noir/blanc, diamètre de 5 à 25 cm, cadre en bois – table, feutre noir, 133 × 163 cm, hauteur 80 cm. © Vera Röhm
Les artistes : Rudolf Bonvie / Blanca Casas Brullet / Joan Fontcuberta / Alfredo Jaar / Benjamin Loyauté / Pascal Maitre / Gilles Mahé / Jürgen Nefzger / Tony Oursler / Anne et Patrick Poirier / Diana Thorneycroft Yves Trémorin / Vera Röhm / Allan Sekula
Revoir Cimabue, Aux origines de la peinture italienne au Louvre
Jusqu’au 5 mai

Cette exposition Revoir Cimabue est le point d’orgue de deux évènements du Louvre : la restauration de la Maestà et l’acquisition d’un panneau inédit de Cimabue (1240-1302) redécouvert en France en 2019 et classé Trésor national, La Dérision du Christ. Ce dernier a été sauvé de justesse et a failli terminer dans une poubelle ! Tout d’abord mis aux enchères il a atteint un prix record de 24 millions d’euros à Senlis en 2019. Le Louvre a fini par l’acquérir et a rejoint ses collections.
Commissaire : Thomas Bohl, conservateur au département des Peintures, musée du Louvre




Un commentaire
Laure Martin
Merci pour ses suggestions variées.